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Ce que vous ne savez pas sur les grands chefs-d’oeuvres parisiens

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« Le déjeuner sur l’herbe », « La liberté guidant le peuple », « L’origine du monde »… Ces noms vous sont familiers c’est certain. Et pour cause, ils illustrent les plus beaux et célèbres chefs-d’oeuvres exposés à Paris. Impossible d’habiter ou visiter la capitale sans les voir dans leur musée respectif au moins une fois dans sa vie. Et pour aller plus loin, voici une anecdote à savoir sur chaque tableau, de quoi épater vos copains en soirée..! 

La Liberté guidant le peuple – Musée du Louvre

Peint par Delacroix entre octobre et décembre 1830, ce tableau est une allégorie inspirée par les Trois Glorieuses (soulèvement parisien contre Charles X les 27, 28 et 29 juillet 1830). Cette toile est devenue en France le symbole de la République voire de la Démocratie; elle fut notamment utilisée sur les billets de 100 francs de 1978 à 1995. Et l’enfant à la casquette, criant, pistolet en main…vous dit quelque chose ? C’est normal, c’est lui qui inspira Victor Hugo pour le personnage de Gavroche !

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Les Noces de Cana – Musée du Louvre

Des chiffres d’abord : 666x990cm, 66,53m², 132 personnages… De quoi perdre la tête ! Ce tableau fut commandé à Véronèse le 6 juin 1562 par un Bénédictin du monastère San Giorgio Major de Venise. Un an et 4 mois plus tard, la toile est livrée par l’artiste qui reçoit 300 ducats. Le 17 octobre 1797 le tableau est donné à la France en vertu du Traité de Campoformio. « Les Noces de Cana » intègre alors le Muséum central des Arts de la République (actuel Musée du Louvre) le 31 juillet 1798. Peu après sa restauration (entre 1990 et 1992), Carla Bruni et Arno Klarsfeld ont tous les deux milité pour que le tableau soit restitué au monastère San Giorgio Major. En vain.

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Le Radeau de la Méduse – Musée du Louvre

Le naufrage de la frégate la Méduse est peut être l’un des plus grands scandales de la monarchie restaurée. Frappé par le retentissement médiatique de ce drame, Théodore Géricault décida de peindre ce radeau sur lequel 149 hommes ont vécu l’enfer. Lorsque le bateau de fortune est repéré le 17 juillet 1816, après 13 jours de mer, il ne reste à son bord que 15 rescapés. 5 d’entre eux décéderont à bord de l’Argus, le bateau anglais venu les secourir. C’est ce sauvetage que Géricault représente sur cette immense toile de 491 x 716cm, soit 3,5m².

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Le sacre de Napoléon – Musée du Louvre

Le 2 décembre 1804, la Cathédrale Notre-Dame de Paris est le décor du sacre de Napoléon Bonaparte en tant qu’empereur des Français. Trois mois auparavant, il demanda à Jacques-Louis David de peindre l’évènement. Ce dernier commence dès le 21 décembre 1805 pour terminer en novembre 1807. L’empereur est représenté au centre de cette toile gigantesque (6m²), tous les regards rués vers lui. Le pape est aussi présent, peint assis donc plus petit que Napoléon Ier… À cette époque c’est une illustration plutôt étonnante. Il faut ainsi admettre que cette œuvre est bel et bien de la propagande. Sûrement la plus belle jamais réalisée… 

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La Joconde – Musée du Louvre

Classique de chez classique, La Joconde de Léonard de Vinci ! Cette oeuvre est sans doute une des plus célèbres exposée au Louvre. Elle y est d’ailleurs depuis 1802. Peinte par Léonard de Vinci entre 1503 et 1519 (année de sa mort), le portrait de Lisa Gherardini fut acquis par François Ier pour 4000 écus d’or. 500 ans, et son sourire reste pourtant toujours aussi mystérieux pour les 20 000 curieux qui viennent la voir et la photographier tous les jours. À noter : en 2016, nous fêterons les 500 ans de l’arrivée de Mona-Lisa sur notre sol.

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L’Origine du Monde – Musée d’Orsay

Peinte en 1866 par Courbet suite à la commande du diplomate turc Khalil-Bey, l’Origine du Monde a eu une existence pour le moins…aventureuse. C’est le marchand d’art Antoine de la Narde qui hérita de l’oeuvre lors d’une vente aux enchères de la collection du diplomate, alors ruiné par des dettes de jeu. En 1910, un collectionneur hongrois l’achète à la galerie Bernheim-Jeune pour l’emporter à Budapest. Le tableau est alors encore recouvert par une autre toile de Courbet, « Le château de Blonay ». Ensuite, c’est le psychanalyste Jacques Lacan qui en fit en 1955. Il demande alors à André Masson, son beau-frère de cacher « L’origine du monde » sous une autre oeuvre, « Terre Erotique », plus suggestive…

Gustave Courbet.L'origine du monde. 1866.

Le déjeuner sur l’herbe – Musée d’Orsay

Incontestablement le pique-nique le plus célèbre ! Lorsqu’il fut proposé au salon de Paris, le scandale fut retentissant et ce n’est pas sa présentation au Salon des Refusés en 1863 qui calma la polémique. La nudité des femmes ne s’explique pas : la mythologie, absente du tableau, ne peut la justifier. Le tableau choque parce que la scène est moderne et c’est justement cette modernité que le public trouve obscène. Toute cette réprobation amusait Edouard Manet qui avait surnommé sa toile « La Partie Carrée »… Aujourd’hui ce tableau est un classique, nudité ou non.

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Bal du Moulin de la Galette – Musée d’Orsay

Nous sommes en 1876, Renoir peint une scène qu’il connait bien : le bal du moulin de la Galette sur la butte Montmartre. On discute, on danse, on boit et l’on fume dans une atmosphère joyeuse. Seulement il est fort probable que le peintre ait rajouté les vêtements aux danseurs. À cette époque, Montmartre n’est pas encore Paris et ses habitants sont pour la plupart sans le sous… Renoir a donc sans doute grimé ses personnages familiers pour les rendre plus attrayants et supprimer leur guenilles. L’oeuvre n’en reste pas moins une des plus belles du mouvement impressionniste.

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Nuit étoilée sur le Rhône – Musée d’Orsay

Van Gogh a toujours fait usage du bleu. C’est sa couleur. Dans ce tableau peint fin septembre 1888, c’est une Arles nocturne qui s’offre à nous. La Grande Ours veille sur la ville dont la lueur des becs de gaz se reflète sur l’eau du fleuve. Un couple d’amoureux flâne au premier plan. Il règne une tranquillité toute méditerranéenne dans cette toile du peintre hollandais pourtant, le 23 décembre suivant il menacera Gauguin avec une lame de rasoir, avant de la retourner contre lui et de se trancher l’oreille…

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Le Triomphe d’Alexandre – Musée Gustave Moreau

Gustave Moreau signe ici un chef d’oeuvre et une prouesse de taille. Il a réussi à illustrer à merveille l’Inde, sans n’y avoir jamais mis les pieds. Il a ainsi effectué un gros travail de recherches pour réussir à immortaliser les caractéristiques du pays de Porus, roi déchu par Alexandre le Grand en -326. Le tableau a été peint entre 1875 et 1890, une époque où il était beaucoup moins facile de voyager aux 4 coins du globe. Ainsi l’auteur arrive à livrer une puissance évocatrice sans pareil. Fier de cette prouesse artistique, Moreau signa son tableau deux fois et refusa de vendre son chef d’œuvre au collectionneur Antony Roux.

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L’Exposition internationale de 1937 vue depuis le deuxième étage de la Tour Eiffel – Musée Carnavalet

1937 : La Grande Dépression s’éloigne mais une autre tragédie guette le monde et en particulier la France…la Deuxième guerre Mondiale. L’auteur, André Devambez représente ici le succès de l’exposition internationale de 1937 ainsi que ses créations comme le Palais de Chaillot en arrière-plan. Mais le plus marquant et le plus ironique, ce sont les deux pavillons de part et d’autre de l’oeuvre : le soviétique (à gauche) et l’allemand (à droite) qui se font face. Ils se retrouvent dans la démesure propre aux régimes totalitaires… Comme une annonce de la guerre à venir.

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Article du 30 avril 2015

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