Ce billet a été écrit par Yoann, un fidèle lecteur de Paris ZigZag, qui nous raconte sa rencontre avec Tim Burton. Merci à lui pour son texte et ses photos !
Dimanche 04 mars, 7h30, moins de 5°, temps nuageux, une cinquantaine de badauds déjà présents formant une ébauche de file d’attente devant la cinémathèque de Paris. La raison ? Tim Burton !
Et oui, c’est le buzz du moment, l’ouverture de l’expo Tim Burton à la cinémathèque de Paris le 07 mars. Et pour l’occasion, ce n’est ni plus ni moins Tim Burton lui-même qui ouvre le bal à travers une séance de dédicace de 14h à 16h30 suivi le lendemain d’une session Master Class.
Mais déjà je m’éparpille devant l’ampleur de l’évènement.
Revenons à nos moutons… Après un choix difficile sur l’heure du réveil, et fallait vraiment se lever tôt, j’opte dans un élan de motivation pour une arrivée à 7h30. Heure à laquelle étaient déjà présents une cinquantaine de courageux. A 9h, la file devenait vraiment impressionnante, avec des fans venant de toute la France, le tout sous un froid mordant. Les organisateurs, qui avaient prévus deux files dont l’une prioritaire pour les détenteurs du libre pass’ (la carte de membre de la cinémathèque) que beaucoup auraient pris à postériori, s’activent.

Vers 11h, les premières informations se diffusent (pas de photos possibles, présence hypothétique d’Helena Bonham Carter (compagne de Tim Burton dans la vie), deux ouvrages par personnes maximum dédicacées…) et une file qui continue de s’allonger inlassablement, surement plus de 300 mètres soit à peu près trois bâtiments d’affilés (mais j’ai toujours eu du mal à estimer les distances).
14h, ça commence ! Les portes s’ouvrent et les premiers pénètrent dans la cinémathèque, alternativement entre la file libre pass’ (qui s’épuise assez vite faute de personnes) et la seconde. Au bout d’une heure, je rentre enfin dans la cinémathèque, achète mes deux catalogues (faut bien en faire profiter les potes) et m’oriente vers la table où Tim Burton signe les ouvrages.

Cela dure probablement 30 secondes, mais franchement, en passionné, sans regrets. Malgré le stress ambiant, résultant de l’évènements, j’ai eu droit à une franche poignée de main, quelques mots échangés, un grand sourire, une photo, mes deux dédicaces, une seconde poignée de main et c’est ravi que j’en ressors. Trente secondes face à un monument du cinéma mondial qui finalement, ne se prend pas pour tel. Tim Burton ou l’art du contre-pied, essaye vraiment de prendre un peu de temps avec chacuns, tranchant avec l’image habituelle de certaines stars enchainant les dédicaces comme des robots lors d’évènements culturels.

A l’extérieur, la file est toujours aussi impressionnante et déjà certains la quittent déjà avec la certitude qu’ils ne pourront pas partager ce moment particulier. Beaucoup les suivront malheureusement par la suite.
Un regret quand même sur cette journée, une organisation peut être un poil légère par rapport à la hauteur de l’évènement…
Au final, ça reste un excellent moment et un joli coup de projecteur sur la cinémathèque.
Merci Mr Burton et merci aux organisateurs pour l’avoir fait !”
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Lilith
Waow! Quel courage et quelle patience!
J’en aurais été incapable, même pour une si précieuse expérience.