En plein coeur du 9e arrondissement, la cité Malesherbes est une petite rue paisible donnant à la fois sur la rue des Martyrs et sur la rue Victor Massé. Si elle doit son originalité à de beaux hôtels particuliers et quelques constructions assez pittoresques, elle offre aussi à voir l’une des plus belles façades polychromes de Paris.

Au numéro 9, se situe la plus ravissante et la plus atypique façade de la rue. Demeure élevée par Anatole Jal en 1856 pour le peintre Pierre-Jules Jollivet, elle présente sur son mur extérieur des représentations de diverses scènes bibliques réalisées en peinture sur lave émaillée. Ces superbes céramiques, prévues à l’origine pour l’église de Saint-Vincent-de-Paul, ont été jugées scandaleuses par la morale chrétienne : personnages trop peu vêtus, postures trop sensuelles, couleurs trop vives… les panneaux ont été retirés de l’édifice quelques mois à peine après leur installation. C’est alors que Jollivet a décidé de s’en inspirer pour orner la façade de sa propre maison.

Eglise Saint Vincent de Paul

Mais si vous êtes un fin observateur, vous remarquerez que les panneaux polychromes ornent bel et bien la façade de l’église, aujourd’hui, en 2020. En effet, c’est seulement il y 9 ans que le projet de replacer les panneaux originaux sur la façade de l’église a vu le jour… quel dommage d’avoir privé tant de visiteurs d’un si beau décor !

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