Conçu au 19e siècle comme une extension du jardin du Luxembourg, le jardin des Grands Explorateurs, de son nom complet un peu compliqué Jardin des Grands-Explorateurs Marco-Polo et Cavelier-de-la-Salle, a su se démarquer de son imposant voisin.

La nature et l’exploration au cœur de ce jardin

Intercalé entre le jardin du Luxembourg et le boulevard Saint-Michel, ce jardin rend avant tout hommage à deux explorateurs. D’un côté, le marchand italien Marco Polo (1254-1324), célèbre pour son “Livre des Merveilles”, qui a permis de faire connaître l’Asie aux Européens. De l’autre, l’espace est dédié à René-Robert Cavelier de La Salle, considéré comme l’un des plus grands explorateurs de la Nouvelle-France, la colonie nord-américaine de la France.

Le jardin des Grands Explorateurs ne peut évidemment pas rivaliser avec celui du Luxembourg, mais n’en demeure pas moins étonnant. Impossible de parler de cet endroit sans évoquer sa célèbre et imposante fontaine en bronze datant de 1875, Les quatre parties du monde. Cette dernière représente des sculptures allégoriques de l’Afrique, l’Amérique, l’Asie et L’Europe.

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Le jardin offre aussi une petite collection de statues de marbre blanc : en partant du Luxembourg vers l’Observatoire, on croise alors La Nuit de Charles Gumery, Le Crépuscule de Gustave Crauck, Le Jour de Jean Perraud et enfin L’Aurore de François Jouffroy. Une façon de nous dire qu’on devrait passer la journée ici ?

Un lieu de détente et de savoir

L’autre attrait de ce jardin est que la balade ne se limite pas seulement à des statues ou des parterres de fleurs. Le long de l’avenue de l’Observatoire, on trouve un bâtiment qui mérite que l’on y prête attention. Construit à la fin du 19e siècle, il s’agit de la faculté de pharmacie de ParisConçue comme un tout, il y a en fait trois parties distinctes dans cette faculté : le bâtiment principal, une aile de travaux pratiques et un jardin botanique.

Crée en 1884, ce jardin botanique permet aux étudiants d’apprendre le nom des diverses plantes médicinales ou toxiques collectées, et de les reconnaître. Ces derniers peuvent ainsi compter sur un espace de conservation de plus de 400 espèces végétales, toutes destinées à l’expérimentation scientifique. Un véritable trésor que l’on peut heureusement visiter librement.

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