Immense tablées, ambiance tamisée à coup de grandes bougies colorées, bonne musique en fond sonore, somptueuses bouteilles de vin, cocktails colorés… C’est en acceptant de se laisser surprendre par le Club du souper que vient l’impression d’être traité comme des rois. 

Lieu d’espace et de rencontres, ce concept culinaire est moins un restaurant éphémère et itinérant qu’une expérience sociale. Pour profiter de cette délicieuse expérience, il faut acheter son billet sur Instagram, où prime la loi du “premier arrivé, premier servi”. Les plus rapides muni de leur ticket devront donc patienter jusqu’au dernier moment pour connaître le lieu du dîner et le menu conçu par un chef spécifique.

Derrière cette adrénaline et son lot de surprises, le Club du Souper investit des lieux parisiens toujours atypiques, du magnifique Comité Jacqueline Marval et ses sublimes tableaux à l’Atelier Michael Woolworth, artiste plasticien américain. 

Un dîner éco-responsable et de nombreuses surprises

Soucieux des enjeux environnementaux, le Club du Souper ne compose que des menus avec des produits de saison, issus d’une agriculture biologique et présentant un bon rapport qualité-prix. Pour ses menus, il privilégie les circuits réduits entre les producteurs et les assiettes, afin de réduire au maximum et à tous les postes leur empreinte écologique. En s’imposant de travailler dans le respect des saisons et des cycles de la nature, le Club du Souper communique directement avec de petits producteurs, des pêcheurs comme des éleveurs.

Si cette première série de dîners a été baptisée “L’Arte di Mangiare bene”, on ne trouve pour l’instant que de la cuisine italienne dans les assiettes, avec un esprit qui fait écho à la culture du pays. C’est une cuisine simple, odorante et alléchante que les convives dégustent comme de véritables recettes familiales.

Les plats gourmands du chef Jordan Moilim ont fait sensation : foccacia à la figue et à la mortadelle, des moules nduja au citron, des gnocchetti sardi au pesto de pistache, de copieuses rigatoni ou des arancini au bouillon de champignons. Pour terminer ses dîners sur une note sucrée, le chef a ravi ses invités en revisitant le traditionnel tiramisu, avant de servir des digestifs de qualité. Savourant leurs premiers succès, les fondateurs nous chuchotent à l’oreille qu’ils songent déjà à étendre leur cuisine à d’autres nationalités.

Lancé cet été par le producteur de cinéma Arthur Beauvois, Camille De Vion, Alexandre Cabaret et Gaëlle Mancina, le Club du Souper débarque à point nommé, après la période des confinements et de la pandémie du covid-19 où il était difficile de rencontrer de nouvelles personnes. Attablés avec des inconnus, les hôtes sont invités à échanger entre-eux, et plus si affinités. 

Amateur des pépites de quartier à dénicher, des nouvelles recettes inventées par les chefs et des dîners interminables, le quatuor s’est allié pour conjuguer les bons produits de saison aux arts de la table. Entre poésie et raffinerie, les repas deviennent presque des œuvres d’art, avec une mise en scène soignée des verres, des plats, des couteliers et  du  linge de maison de différentes époques. Si vous êtes convaincus, sachez que le prochain dîner aura lieu le 18 novembre et il sera à consommer sans modération !

Pour suivre l’actualité du Club du Souper et les nouvelles dates des dîners, c’est ici.

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Crédit photo de Une : © Club du Souper

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