
Situé sur l’île Vierge, dans le nord du Finistère, ce phare atteint des records avec sa construction en pierre de taille mesurant 82,5 mètres de haut. Ouvert à la visite, il est désormais classé au titre des monuments historiques.
Sur une île bretonne

La commune de Plouguerneau possède une île, dénommée l’île Vierge. Étendue sur six hectares, elle aurait autrefois accueilli un sanctuaire druidique, avant d’être habitée par un couvent tenu par des Cordeliers au XVe siècle. Ce dernier serait d’ailleurs à l’origine du nom de cette île, puisqu’il aurait été dédié à la Vierge Marie. Mais le ravitaillement devenant trop difficile, les moines ont finalement décidé de quitter l’île au siècle suivant. Acheté par l’État au XIXe siècle, ce territoire sert aujourd’hui de repère pour délimiter la Manche et la mer Celtique.
Un phare monumental
L’île Vierge ne passe pas inaperçue dans le nord du Finistère, puisque sur ses terres repose le plus haut phare d’Europe. Construit entre 1897 et 1902, ce phare s’érige à 82,5 mètres de hauteur et demeure aussi le plus haut phare en pierre de taille du monde (le phare de Djeddah, construit en Arabie saoudite, le dépasse en mesurant 133 mètres, mais sa bâtisse a été faite en béton et en acier).

Avec ces dimensions monumentales, le phare de l’île Vierge permet ainsi d’être visible de très loin, balayant les eaux à 52 kilomètres à la ronde. L’intérieur est composé d’un escalier colimaçon de 397 marches, avec 5 marches en granit à l’entrée, 360 marches en pierre de taille faites sur mesure, et 32 marches en fer au sommet. Classé au titre des monuments historiques, ce phare est aujourd’hui ouvert à la visite après avoir atteint l’île par bateau ou à pied selon les marées.
Un deuxième phare sur l’île

Si le phare de l’île Vierge est le monument emblématique du territoire, rares sont ceux qui savent qu’un deuxième s’y trouve ! Construite entre 1842 et 1845, cette tour carrée en pierres granitiques mesure quant à elle 33 mètres. Elle servait à prévenir des entrées dans le fleuve de l’Aber Wrac’h, et fonctionna d’abord à l’huile de colza, puis aux huiles minérales, avant d’être remplacée par le phare actuel. Peu performante, elle n’est plus en activité et sert désormais d’amer.
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Image à la une : Phare de l’île Vierge – © Adobe Stock