La Galerie des Machines : le joyau disparu de Paris

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Que répondez-vous si on vous demande le nom de l’édifice qui a marqué les esprits des Parisiens lors de l’Exposition universelle de 1889 ? La tour Eiffel évidemment ! Mais derrière la Dame de Fer, un autre édifice, tout aussi impressionnant de technique et de majesté, a beaucoup fait parler de lui à l’époque : la Galerie des Machines.

Un exploit technique et architectural

Si la tour de 300 mètres est l’édifice le plus haut de l’exposition universelle de 1889, le plus vaste reste la Galerie des Machines. Les proportions de ce monument démoli en 1909 sont en effet gigantesques : large de 115 mètres, haut de 43 mètres et long de 420 mètres, il dispose d’une surface au sol de 48 000 mètres carrés, soit presque l’équivalent du parc Monceau.

Si vous regardez la photo de près, vous pourrez voir quelques êtres humains se balader dans la galerie... De quoi remettre la taille de cet immense édifice en perspective !

Si vous regardez la photo de près, vous pourrez voir quelques hommes se balader dans la galerie… De quoi remettre la taille de cet immense édifice en perspective !

Et pourtant, ce n’est pas la taille de l’édifice qui, au moment de l’ouverture de l’Exposition le 5 mai 1889, impressionne le plus, mais sa structure. En effet, le monument est avant tout une prouesse architecturale et technique puisqu’il ne possède aucun pilier intérieur. Cela signifie que la totalité du poids de la galerie est portée par ses voûtes et sa structure en demi-ferme… alors même que le monument possède, à l’époque, les plus grandes voûtes au monde !

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Située au bout du Champ-de-Mars, à l’opposé de la tour Eiffel, la Galerie des Machines était entièrement conçue en verre et acier, et ses architectes, Ferdinand Dutert et Charles Léon Sauvestre, ont cherché à réduire au maximum le poids de l’édifice en limitant la taille des piliers. C’est cette technique qui donnera à l’édifice son aspect particulièrement aéré, presque léger.

Le poids de la charpente de l’édifice n’en est pas moins pharaonique : 7 800 tonnes, contre 7300 pour madame Eiffel. On peut dire que la tour Eiffel et la Galerie des Machines terminent le match à égalité, non ?

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