• Offrez la box visite insolite
    Un cadeau ludique et culturel !

Les noms de rues obscènes à Paris

rue-brisemiche
  • Offrez la box visite insolite
    Un cadeau ludique et culturel !

En vous baladant dans les rues de Paris vous avez peut-être remarqué que de nombreuses rues portent des noms liés à leur ancienne activité, souvent des métiers, comme la rue des Boulangers (Paris 5e), la rue de la Ferronnerie ou encore la rue de la Grande truanderie (Paris 4e). Il est donc logique que plusieurs d’entre elles tirent leurs origines… de la prostitution ! Paris ZigZag vous fait un petit topo de ces rues aux histoires croustillantes.

Rue du Poil-au-con (1er arrondissement)

Dès le 14e siècle, cette rue très étroite fut propice au développement de « boutiques à péchés », lui faisant une si mauvaise réputation qu’on la nomma « Rue du poil au con » (le « con » désignant alors le sexe féminin). Ce n’est qu’au 19e siècle qu’elle prit le nom plus politiquement correct de Rue du Pélican.

Rue Tire-boudin (2ème arrondissement)

D’abord appelée « Rue tire-vit » dans les années 1390 (le vit étant le surnom donné à la verge), la rue Tire-Boudin évoquait bien sûr les prostituées qui y travaillaient. La légende raconte qu’un jour la reine Marie Stuart – femme de François II – passant dans cette rue, demanda son nom. Personne n’osa lui répondre. Alors on lui attribua le sien en 1809 : elle s’appelle toujours actuellement la Rue Marie Stuart.

Rue Gratte-cul (2ème arrondissement)

La rue Tire-boudin débouchait bien évidemment sur la « rue Gratte-cul » (logique !) dans laquelle se trouvait – au n°23 – le fameux bordel de Marguerite Gourdan, célèbre entremetteuse du 18ème siècle. Surnommée La Comtesse, elle y reçut les plus grandes célébrités de l’époque (le duc de Mazarin, le duc de Chartres, le prince de Conti) ainsi que de nombreux ecclésiastiques (dont le bibliothécaire des Petits-Pères de la place des Victoires qui aimait s’y faire fouetter pour ses péchés !). Mais depuis 1881 cette rue porte le nom, beaucoup moins évocateur, du révolutionnaire Denis Gaston Dussoubs.

Rue Trace-putain (3ème arrondissement)

Aujourd’hui renommée la rue Beaubourg, sa partie comprise entre la rue Michel-le-Comte et la rue au Maire portait autrefois le doux sobriquet de « Trace-putain ». Ce qui laisse peu de place à l’imagination quant à son activité principale.

Rue Brisemiche (4ème arrondissement)

Elle était surnommée, avec sa voisine la rue Taillepain, la rue Baille-Hoë signifiant « qui donne joie ». Les plaintes du curé de l’église Saint-Merri aboutirent à l’expulsion des filles de joie en 1387. Mais, un an plus tard, une ordonnance permit leur retour car les commerces se plaignaient d’avoir été désertés par la même occasion ! La rue Brisemiche est la seule qui ait gardé son nom d’antan, car il a pu être rattaché – par pudeur – aux petits pains qu’on distribuait aux chanoines de l’église.

Rue de la Pute-y-musse (4ème arrondissement)

Musser signifiant se cacher, se glisser. Il est assez facile d’imaginer la spécialité de cette rue au Moyen-Age. Pour moins de vulgarité, on choisit quelques siècles plus tard de la transformer en Rue du Petit-Musc, ce qui fera dire à Victor Hugo dans Les Misérables qu’elle « a fait ce qu’elle a pu pour changer en bonne odeur sa mauvaise renommée ».

Pour continuer de découvrir l’histoire des noms de rues insolites à Paris vous pouvez consulter notre second article en cliquant ici !

À lire également : Comment attribue-t-on un nom à une rue ?

Article du 01 septembre 2017

Facebook
Twitter
Google+