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Savez-vous quelle créature diabolique se cache à l'entrée de cette église parisienne ?

L'église Saint-Merri - © Shutterstock
Par Romane Fraysse

Cette église doit sa renommée à sa proximité avec le centre Pompidou, au cœur du 4e arrondissement. Mais avez-vous déjà remarqué qu’une étrange créature trône au-dessus de son portail ?

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La chapelle Saint-Merri 

Située en face du centre Pompidou, cette église gothique est aujourd’hui connue pour être entourée par la fontaine Stravinsky et de la fresque monumentale Chuuuttt ! de Jef Aérosol. Selon une tradition lointaine, l’abbé Médéric est venu vivre en ermite dans une cabane qui se trouvait à cet endroit. Disparu en 700, celui-ci est enterré à l’oratoire Saint-Pierre-des-Bois, qui se trouvait à proximité, et qui devient dès lors la chapelle Saint-Pierre. Puis, en 884, l’évêque de Paris Gozlin fait mettre en châsse les restes de Saint-Médéric, considérés comme des reliques. Avec le temps, Saint-Médéric devient Saint-Merri, et est choisi pour devenir le saint patron de la Rive droite : l’édifice est alors nommé la chapelle Saint-Merri.

Façade de l'église Saint-Merri. DR
Façade de l’église Saint-Merri. DR

De la chapelle à l’église

Si une première église a existé au Moyen Âge, celle que nous connaissons aujourd’hui a progressivement été édifiée entre 1500 et 1565 dans un style gothique flamboyant. Le plan de celle-ci a été inspiré par la cathédrale Notre-Dame de Paris, si bien que l’église était surnommée “Notre-Dame la petite“. Mais l’église connaît de nombreux remaniements. En 1748, l’architecte Germain Boffrand réalise la chapelle de la Communion, les arcs brisés du chœur sont recouverts d’un placage de marbre, tout comme le dallage du sol, et les vitraux sont en partie remplacés. Utilisée comme fabrique de salpêtre lors de la Révolution française, l’église est miraculeusement sauvegardée et classée au titre de monuments historiques en 1862.

Intérieur de l'église Saint-Merri. DR
Intérieur de l’église Saint-Merri. DR

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La créature du portail 

Lors de sa construction, les maîtres sculpteurs du XVIe siècle ont imaginé tout un bestiaire pour orner sa façade ouest. En revanche, son portail principal a été ajouté plus tard, entre 1841 et 1843, lors de la restauration de l’édifice. On peut ainsi y voir une drôle de créature, qui représenterait Baphomet ! Cette idole vénérée par les Templiers est sûrement présente sur la façade, car la maison principale de l’ordre religieux se trouvait à quelques mètres de là.

Baphomet sculpté sur le portail de l'église Saint-Merri. DR
Baphomet sculpté sur le portail de l’église Saint-Merri. DR

Mais celui-ci était aussi considéré comme une créature démoniaque par bon nombre de fidèles. En effet, sa figure de petit diablotin cornu avec des ailes de chauve-souris a tout à voir avec l’iconographie occultiste du XIXe siècle. Certains écrivains l’évoquent d’ailleurs dans leurs textes, à l’instar de Louis Aragon dans sa Complainte de Robert le Diable, un hommage rendu à Robert Desnos qui sera popularisé par l’adaptation musicale de Jean Ferrat.

Église Saint-Merri
76 rue de la Verrerie, 75004 Paris

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Image à la une : L’église Saint-Merri – © Shutterstock

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