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Petite histoire des canaux parisiens

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Par Alexandre L

Prisés par les flâneurs et les fêtard dès l’arrivée de températures clémentes, les canaux de Paris font désormais partie intégrante du paysage de la capitale mais aussi de son histoire. On s’y balade, on y vogue et on profite du soleil sur leurs berges ; 200 ans après leur inauguration, on se penche sur l’histoire de ce patrimoine qui a accompagné les riverains pendant deux siècles.

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Le canal de l’Ourcq

Napoléon, toujours lui…

On ne compte plus les institutions et monuments dont Napoléon est à l’origine. Les canaux, eux aussi, sont nés de la main de Bonaparte, précisément quand, alors premier Consul, il signa un décret le 19 mai 1802 autorisant leur construction. Ainsi seront inaugurés les canaux de l’Ourcq, de Saint-Denis et de Saint-Martin, respectivement en 1813, 1821 et 1825. A la base, ces cours d’eau artificiels servaient deux fonctions : tout d’abord alimenter les Parisiens en eau potable mais aussi assurer le transport de personnes et de marchandises. Aujourd’hui, personne ne boit plus l’eau des canaux, cette dernière est désormais utilisée pour arroser les espaces verts de la capitale et pour assurer le nettoyage urbain.

La construction des canaux

Lorsque Bonaparte confia à Chaptal son désir de faire de Paris la plus belle capitale du monde et lui demanda des conseils, ce dernier lui conseilla d’y amener l’eau en reliant la rivière Ourcq à la capitale. L’idée plut à Napoléon qui fit signer le fameux décret un an plus tard, lequel ordonna l’ouverture d’un canal de dérivation de la rivière de l’Ourcq, vers un bassin de la ville, situé près du village de la Villette. Pour mener à bien ce colossal chantier, le premier Consul nomma Pierre-Simon Girard, l’un des scientifiques l’ayant accompagné pendant la campagne d’Egypte.

Commence alors la construction du canal de l’Ourcq. Dans le même temps, le projet de construction des deux autres canaux, Saint-Denis et Saint-Martin est lui aussi amorcé. Le premier prévoit de relier la section de la Seine située à Saint-Denis au bassin de la Villette, permettant ainsi de fluidifier le trafic en évitant aux futurs bateaux de devoir passer par un méandre du fleuve. Le second prévoit quant à lui l’ouverture d’un canal qui part de la Seine, au niveau de l’Arsenal, et rejoint les bassins de partage de la Villette.

S’en suivra alors 23 ans de travaux pharaoniques au total, freinés par de multiples évènements. Le défi principal qu’implique un tel projet réside dans le fait que le canal doive répondre à trois contraintes : il doit être navigable, fournir les Parisiens en eau potable et alimenter les deux autres canaux. Il sera alors construit sur un plan à deux pentes. Si ce dernier sera achevé en 1913, les deux autres ne connaîtront pas le même sort, du moins pas tout de suite. Après un changement de chef de chantier, un problème de pente et l’arrêt des travaux à la chute de l’Empire, les deux autres canaux du réseau parisien seront achevés en 1821 et en 1825.

Un groupe de femmes lave son linge sur le Canal Saint-Martin

Depuis leur percée jusqu’à nos jours, les canaux ont tous les trois subi des modifications, des changements de fonction et ont parfois même frôlé la destruction. Aujourd’hui, dans l’enceinte parisienne ou en dehors, ils connaissent une seconde jeunesse, attirant les foules sur leurs berges et constituant l’épicentre d’une bouillonnante effervescence culturelle, ludique, gastronomique et festive.

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Le canal Saint-Denis

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