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Saviez-vous que Boris Vian a succombé à sa maladie dans des circonstances tragiques au cœur d'un cinéma ?

Boris Vian © El Libro de los Viernes
Par Julien Mazzerbo

Qui était Boris Vian ? Un homme lettré, fougueux, artiste dans l’âme qui n’a rencontré qu’un succès confidentiel au cours de sa vie : pourtant, ce ne sont pas les qualités qui lui manquaient. Atteint depuis son jeune âge d’une maladie du cœur, il décède à l’aube de ses quarante ans dans des circonstances tragiques, laissant derrière lui un patrimoine culturel immensément riche.

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L’art comme purgation 

Boris Vian, né en 1920 en Ile-de-France, est un homme polyvalent : écrivain, poète, musicien, peintre, directeur artistique, rien ne lui échappe. Il aime toucher à tout, laisser son empreinte dans le monde en faisant preuve d’une productivité à toute épreuve. Seule sa maladie, qu’il traîne en fardeau derrière lui depuis son adolescence, s’impose comme le seul et réel obstacle de sa vie qu’il tente de contrebalancer par une expression artistique rebelle et sensible. Passionné par l’écriture, il rédige des romans, des pièces de théâtre, des scénarios jusqu’à publier plusieurs œuvres la même année. Certaines d’entre elles sont imprégnées de scandale, comme son roman noir inspiré du polar américain J’irai cracher sur vos tombes (1946) : publié sous un pseudonyme, Vernon Sullivan, l’action se déroule aux Etats-Unis et aborde les thèmes du racisme, de la sexualité et de la violence.

Boris Vian © En Un Bosque Extranjero
Boris Vian © En Un Bosque Extranjero
Boris Vian, trompettiste et amateur de jazz © Photo libre de droits
Boris Vian, trompettiste et amateur de jazz © Photo libre de droits

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Un destin implacable 

C’est cette œuvre tumultueuse qui attire le regard d’un cinéaste, Michel Gast, qui choisit d’adapter le roman : Boris Vian y est opposé et conteste vivement cette transposition à destination des salles obscures. Le romancier ne souhaite pas apparaître dans le générique pour que son nom ne soit pas associé à cette création qu’il juge incomparable avec la sienne. Néanmoins, il choisit d’assister à l’avant-première du film qui a lieu le 23 juin 1959 dans un cinéma parisien du 8e arrondissement, Le Marbeuf. Résolument énervé, en proie à une agitation palpable, Boris Vian est rattrapé par sa maladie qui lui assène le coup de grâce : il meurt terrassé d’une crise cardiaque dans la salle de cinéma quelques minutes après le début de la projection. Les jours qui suivent, le quartier de Saint-Germain-des-Prés est en deuil, un lieu où il se plaisait énormément. Son ami, le journaliste Jean Cau, lui rendra hommage : “Que Boris Vian soit mort en assistant à une projection de […] son plus mauvais livre, sa meilleure farce, comme c’est drôle, dites, comme c’est drôle. Que Boris soit mort – pour ses amis, pour ses copains -, si vous saviez comme c’est triste“.

Le Marbeuf en 1948 © La Cinémathèque française
Le Marbeuf en 1948 © La Cinémathèque française
Boris Vian en compagnie d'amis © Ser Historico
Boris Vian en compagnie d’amis © Ser Historico

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Image à la une : Boris Vian © El Libro de los Viernes

Sources : Actualitté, La Cinémathèque française, L’Express, RTL

Julien Mazzerbo

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