
Rue Brûle-Maison, rue à Claques ou place aux Oignons… Certains noms de rues lilloises peuvent prêter à sourire, voire carrément intriguer. Mais derrière ces noms parfois un peu absurdes en apparence, il y a presque toujours une histoire !
1. Rue du Petit Paon
Avec ses quelques mètres à peine, la rue du Petit Paon est l’une des rues les plus courtes de Lille… mais pas la moins charmante ! Son nom vient tout simplement d’un ancien cabaret installé là au XVIIe siècle, baptisé « Le Petit Paon ». Comme souvent à l’époque, les établissements donnaient leur nom aux rues, laissant une trace discrète de la vie locale.

2. Rue Brûle-Maison
Non, il ne s’agit pas d’une rue maudite ou sujette aux incendies. Ce nom rend hommage à François Cottignies, un chansonnier lillois du XVIIIe siècle surnommé « Brûle-Maison ». Ce dernier attirait les clients sur son étal en brûlant de petites maisons en papier. Un surnom original… devenu officiellement un nom de rue en 1881 !

3. Rue des Trois-Mollettes
Derrière ce nom un peu étrange se cache en réalité quelque chose de très concret. Ici, « molettes » ne désigne pas des objets farfelus mais des poulies, en patois lillois. La rue doit son nom à un ancien puits équipé de trois poulies, qui permettaient de remonter plusieurs seaux d’eau en même temps. Un détail pratique devenu, avec le temps, un nom de rue à part entière.

4. Rue Pharaon de Winter
Derrière la rue Pharaon de Winter se cache en fait un artiste bien réel. Pharaon de Winter était un peintre originaire de la région, devenu directeur de l’École des Beaux-Arts de Lille. La ville a choisi de lui rendre hommage en donnant son nom à cette rue du Vieux-Lille, preuve que l’histoire locale passe aussi par ses figures culturelles !

5. Rue à Claques
Voici sans doute l’un des noms les plus surprenants de la ville. Dans le patois lillois d’autrefois, le mot “claques” désignait des femmes aux mœurs légères. On suppose donc que la rue doit son nom aux habitantes de l’époque. Une origine un peu piquante, qui contraste avec le calme actuel du quartier.

6. Rue Malus
Difficile de ne pas penser à une mauvaise blague quand on entend ce nom. Et pourtant, rien à voir avec une quelconque pénalité : la rue rend hommage à Étienne Louis Malus, un scientifique lillois qui a découvert la polarisation de la lumière. Comme quoi, même les noms les plus trompeurs peuvent cacher de grandes découvertes.

7. Place aux Oignons
C’est l’une des places les plus connues du Vieux-Lille, et pourtant… son nom n’a rien à voir avec les oignons ! Il viendrait en réalité du mot « donjon », qui se disait « dominium » en latin. Avec les siècles et les transformations du langage, le mot aurait peu à peu évolué pour devenir « oignons ». Une belle illustration de la façon dont l’histoire déforme les mots.

8. Place Casquette
Pour comprendre le nom de la place Casquette, même les historiens hésitent. Deux théories circulent : soit la place tiendrait son nom d’un ancien fabricant de casquettes, soit de sa forme particulière, qui pourrait rappeler une casquette vue du ciel. Aucune preuve formelle, mais un mystère qui fait aussi tout le charme du lieu !

Alors la prochaine fois que vous verrez une plaque de rue originale à Lille, sachez qu’il y a de fortes chances que l’histoire qu’elle raconte soit bien plus surprenante que son nom ne le laisse penser !