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A Paris, ces fraudeurs qui bravent le couvre-feu à bord des Uber et VTC

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Par Camille Beau

A l’approche de 18 heures en semaine, les gens se pressent sur les trottoirs pour rentrer chez eux après leur journée de travail, les bras débordant de courses achetées à la hâte avant la fermeture des magasins. Mais à partir de 18 heures, on observe aussi un nombre grandissant de taxis et Uber sur les routes de la capitale. C’est encore plus flagrant à 21 heures, quand il n’y a presque plus aucun piéton à l’horizon, mais un ballet de voitures noires aux vitres teintées. Si l’on en croit les chauffeurs eux-mêmes, de plus en plus de personnes s’autorisent des trajets en VTC pour contourner le couvre-feu, persuadées qu’elles pourront éviter tout contrôle d’attestation.

Une technique de fraude bien répandue

Beaucoup de personnes, et notamment des jeunes, se sentent privées de leur vie sociale depuis presque un an. Avec l’annonce attendue d’un nouveau confinement dans quelques jours, les gens veulent profiter de ce qu’ils imaginent être leurs derniers instants de liberté pour voir leurs proches. Cochant la case « déplacement pour assistance aux personnes vulnérables », les gens n’hésitent pas à braver l’interdit, même tard dans la nuit. Provenant des sacs pourtant, on entend souvent le gling-gling des bouteilles qui s’entrechoquent.

Si chacun pense être le seul à tricher, les fraudeurs son extrêmement nombreux le soir. Et pourtant, si les Uber et autres VTC se déplacent en toute légalité, leurs passagers se font régulièrement contrôler, et l’amende de 135 euros peut parfois en surprendre plus d’un.

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