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Au fil de ses 30 ans d’existence, le Kebab des Batignolles s’est forgé une très bonne réputation jusqu’à être considéré comme le “meilleur kebab de Paris” par les connaisseurs. L’affaire familiale attire en effet les foules et il n’est pas rare de devoir faire quelques minutes de queue avant de se procurer un précieux sandwich. A l’image de la viande embrochée, tout tournait à merveille pour Hasan Kaya, le propriétaire et fondateur du petit restaurant, jusqu’au jour où ses neveux, auparavant ses salariés, ont décidé d’ouvrir leur propre kebab… juste à côté de celui de leur oncle. Aujourd’hui, la querelle de famille est entre les mains du juge.

Le kebab de la discorde

Depuis 1991, le kebab du 43 de la rue des Batignolles tourne a plein régime et vampirise l’attention de tous les clients du quartier. Depuis 2013, l’affaire devenue presque historique a même pris une tournure familiale puisque c’est à cette date qu’Hasan décida d’embaucher ses deux neveux Ercan et Ozcan et de partager avec eux les secrets de son döner à succès. Seulement voilà, après huit ans de collaboration, les deux compères ont quitté la maison mère avant d’ouvrir leur propre snack. On imagine alors la surprise et l’amertume d’Hasan Kaya le jour où il vit ses deux neveux ouvrir leur propre kebab… juste à côté du sien, au 45.

 

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Quelques semaines après l’ouverture, les clients sont désormais partagés entre leur fidélité pour le Kebab des Batignolles et la curiosité de tester les sandwiches des “Frères des Batignolles” récemment installés. Si la majorité des habitués approuvent les produits des deux maisons, la querelle n’en est que plus profonde. Hasan Kaya accuse en effet ses neveux d’utiliser la fameuse marinade qui a fait le succès de l’établissement et dont il est le créateur. De l’autre côté, on plaide un affinage de la recette secrète.

Quoiqu’il en soit, ce sera à la Justice de donner un dénouement à ce litige, Hasan Kaya ayant décidé d’attaquer ses anciens salariés pour concurrence déloyale. L’oncle a d’ailleurs gagné son procès en première instance, le fin mot de cette discorde se donnera alors en cour d’appel.

Crédit photo à la une : Instagram @basis.paris

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