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La Ville de Paris dit oui à la création prochaine d’un centre artistique et culturel LGBTQIA+

LGBT Paris © Reuters
Par Alexandre M

Destination culturelle par excellence, Paris possède un nombre incalculable de musées, de la grande institution internationale au petit musée insolite que très peu de monde connaît. En résumé, il y a de quoi passer plusieurs jours entiers dans les musées de Paris. Architecture, peinture, civilisations, sciences, sport… il y en a pour tous les goûts dans la capitale, et la diversité promet d’être encore plus riche dans les années à venir.

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Bien plus qu’un musée, un lieu de rencontres et de partage

Il y a quelques jours, le Conseil de Paris a voté la création d’un musée des expressions artistiques et culturelles LGBTQIA+. Une proposition votée à l’unanimité, bien que certains élus aient souhaité que le musée prenne plutôt la forme d’un centre ou d’une résidence. De quoi faire la fierté de Pierre-Yves Bournazel, membre du parti Horizons et fervent défenseur du projet, qui a notamment déclaré que “à l’image d’autres grandes métropoles, comme Londres, Berlin ou New York, la culture LGBTQIA+ fait partie intégrante de l’identité et de l’histoire de Paris et a eu des répercussions importantes dans le domaine de la création artistique”.  Tout en rappelant que des commerces, festivals, spectacles de drag-queen et animations existaient déjà, l’élu centriste voit la création de ce centre d’art comme un moyen de “reconnaître de façon permanente la spécificité, la singularité et la richesse de l’apport des identités LGBTQIA+ aux expressions artistiques et culturelles de Paris”.

La proposition d’un centre artistique LGBT+ a été votée à l’unanimité lors du Conseil de la Ville de Paris © Reuters 
La proposition d’un centre artistique LGBT+ a été votée à l’unanimité lors du Conseil de la Ville de Paris © Reuters

En plus d’une exposition permanente, cet espace pourrait également accueillir d’autres expositions inédites, des projets pédagogiques, des performances artistiques, des conférences ou encore une bibliothèque spécialisée. Par ailleurs, le complexe permettra d’héberger des artistes en résidence. Si le projet initial promettait un “musée” et des espaces dédiés à la commémoration, la Mairie de Paris a estimé que cela risquait de faire doublon avec le projet du futur centre d’archives LGBTQI+, d’où le choix de remplacer le terme “musée” par “centre d’art”. Pour le moment, le lieu choisi pour accueillir cet espace, ainsi que le financement et le calendrier restent de l’ordre du mystère, bien qu’il soit déjà acté que le projet ne verra pas le jour avant la prochaine mandature.

Une communauté plus importante à Paris que dans le reste de la France

Ce qui est certain en revanche, c’est que cette officialisation est une grande nouvelle pour la cause LGBTQIA+, assez importante à Paris. Pour rappel, des lieux de mémoire consacrés à cette communauté existent déjà dans la capitale, comme l’œuvre d’art “L’Artère” de Fabrice Hyber, réalisée à l’initiative de Sidaction et qui retrace et commémore les années de lutte contre le sida, ou encore une place des Combattantes et Combattants du sida, inaugurée dans le Marais. Sans oublier l’ouverture, l’an dernier, de la Bulle, un lieu d’accueil de 550 m² pour les étrangers homosexuels et transgenres. Géré par sept associations, cet espace offre pour rappel, au cœur du Marais, des solutions d’accompagnement aux “LGBT les plus vulnérables, migrants, transgenres” et fait aussi la part belle à la création artistique, au débat ou encore au sport…

​​La Bulle, lieu solidaire pour les exilés LGBTQIA+ © ARDHIS
​​La Bulle, lieu solidaire pour les exilés LGBTQIA+ © ARDHIS

Près de 10 ans après le vote par le Conseil de Paris du centre d’archives LGBT, le complexe a pris un peu de retard en raison de travaux supplémentaires mais son ouverture devrait avoir lieu, sauf nouveaux incidents, d’ici la fin de l’année. Situé rue de l’Ourcq, ce centre de plus de 600 m2 aura pour mission de recueillir et de conserver les archives de la communauté et mouvement LGBTQI+, tout en étant également un lieu de pédagogie et d’accueil pour le public. Parmi les dons déjà recensés, on retrouve notamment des archives de la radio Fréquence Gaie, créée en 1981, première radio à raconter le quotidien des homosexuels, mais aussi des documents concernant le Tango, une boîte de nuit du Marais à Paris, ou encore la correspondance d’un couple gay franco-américain des années 1950 à 1990.

 

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Image à la une : LGBT Paris © Reuters

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