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Une distribution de baskets Nike tourne mal place de la République

Mur de sneakers
Par Pauline

Ce n’est pas nouveau : les sneakers, ces baskets qui sont devenues de véritables pièces de mode ces dernières années, ne cessent d’attiser la convoitise. Il semble donc normal qu’une collaboration bien menée puisse déchaîner les passions ! Cependant, personne n’avait anticipé un tel remue-ménage à l’occasion de la collaboration entre Nike et Corteiz ce mercredi 12 avril.

Une collaboration très attendue

L’un des points qui explique peut-être l’ampleur qu’ont pris les choses, c’est sans doute le fruit de cette collaboration. En effet, Corteiz (ou CRTZ) est une marque britannique de street wear très en vogue et experte dans la communication, qui plaît beaucoup aux jeunes. Elle est aussi plutôt coûteuse. Dans le cadre de cette collaboration, Corteiz s’est alliée à Nike pour sortir des Airs Max 95, qui ont bénéficié d’un sacré coup de pub sur les réseaux, en plus d’être une gamme déjà très appréciée des amateurs de sneakers en temps normal.

Une opération commerciale surprise

Le nœud du problème se trouve dans la façon dont a été orchestré cet événement : sans l’accord de la mairie de Paris, et par le biais d’un post Instagram. Ce mardi, Corteiz a donné rendez-vous à ses followers le mercredi 12 avril sur la Place de la République. Une fois sur place, un jeu de piste guidé par un bus réquisitionné par la marque a alors débuté. Celui-ci affichait des coordonnées géographiques permettant aux fans de localiser le store éphémère de la marque, établi dans le 12e, au niveau de Cours de Vincennes. Une idée originale, mais qui manquait clairement d’organisation.

Un manque d’organisation qui vire au drame

La rumeur de cette opération commerciale surprise, qui devait mettre en vente quelques paires de la collaboration Nike X Corteiz Air Max 95 (600) pour 190 euros, a vraiment dépassé tout ce qu’avaient pu imaginer les organisateurs. Ce sont près de 3000 personnes qui se sont rassemblées très rapidement, formant une foule impressionnante et mêmes des perturbations dans le trafic sur le parcours du bus de la marque. Très vite, les esprits se sont échauffés face au nombre restreint de sneakers disponibles : en effet, une paire de ces baskets peut se revendre au double, voire au triple de son prix d’origine sur internet, ce qui les rend d’autant plus attractives. Certains ont alors commencé à tenter de forcer le point de vente, et même à se battre, causant d’importantes bousculades, et des blessés.  Il y a également eu plusieurs malaises et un mineur piétiné ; les pompiers ont dû intervenir en urgence.

Malheureusement, il y a déjà eu des précédents à ce genre de fiasco, et l’ensemble de cet événement a été accueilli par la mairie avec une grande sévérité, jugée comme étant une « irresponsabilité totale » par l’élu David Belliard, qui a conclu auprès du Parisien que « ce n’est pas parce qu’on s’appelle Nike qu’on est au-dessus des règles. », et que ce trouble à l’ordre public ne resterait pas sans suite.

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