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Jean-Pierre Marielle, un Parisien grandiose

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Par Jade

C’est un immense acteur de théâtre et de cinéma qui s’en est allé. Disparu ce mercredi 24 avril à l’âge de 87 ans, Jean-Pierre Marielle laisse derrière lui une oeuvre rassemblant plus de cent films, parmi les plus cultes Les Galettes de Pont-Aven, la Valise, Le Diable par la Queue… Retour sur la vie et carrière de l’un des derniers lions du cinéma français.

Paris était l’occasion pour lui de s’émanciper de son Dijon natal pour enfin vivre au grand jour sa passion du théâtre : initié à Tchekov dans sa jeunesse, il suit les cours du Conservatoire et y rencontre ses futurs bons copains, Jean-Paul Belmondo, Claude Rich et Jean Rochefort. Après avoir parcouru les année soixante en dents de scie, le succès arrive dans les années soixante-dix avec La Valise (1973) ou encore Un moment d’égarement (1977).

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La jeunesse parisienne du temps de l’Ecole du Conservatoire – Jean-Pierre Marielle aux côtés de Jean-Paul Belmondo

Chaque film, chaque pièce est l’occasion de défendre des personnages masculins avec toujours plus de relief. Citons également Tenue de Soirée (1986) et quelques années plus tard Tous les matins du monde (1991) où sa profondeur de jeu dramatique éblouit. Encore aujourd’hui, certains personnages et répliques joués par Marielle demeurent cultes.

Dans Tous les matins du monde (1991)
Dans Tous les matins du monde (1991)

Son aisance dans les comédies truculentes et anticonformistes comme les tragédies fascine et marque les esprits. Son regard bleu hante et hantera encore le cinéma de la seconde moitié du vingtième siècle.

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Crédit photo : AFP

Son franc-parler demeure tout aussi aussi inoubliable. Interrogé au sujet de ses sept nominations au César du meilleur acteur au cours de sa carrière (il n’obtiendra jamais la statuette) Marielle rétorque : “Les César ? J’en ai rien à foutre, je ne suis pas un acteur de tombola ! L’important, c’est devant la caméra. C’est servir un auteur, en découvrir un nouveau.”

Crédit photo de Une : Claude Prigent