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Clap de fin pour Le Beverley, dernier représentant parisien du cinéma pour les + de 18 ans. Son propriétaire âgé de 75 ans, a annonce la fermeture définitive de l’établissement dont il est le propriétaire depuis 1993, ce samedi. Preuve qu’à l’ère du porno en ligne, ces petits cinémas indépendants appartiennent désormais à un autre temps

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Le Ciné X de Paris, c’est fini

Tout près du Grand Rex, au 14 rue de la Ville Neuve, le Beverley et sa petite salle unique de 90 sièges vit ses derniers jours. Cela faisait presque trois ans que Maurice Laroche, détenteur du cinéma avait annoncé la fin, repoussant sans cesse l’échéance. Mais c’est bien ce weekend, et plus précisément le 23 février que sera projeté le dernier film X. Au tarif toujours unique de 12 euros.

Crédit photo : Hans Lucas
Crédit photo : Hans Lucas

Pour le propriétaire, qui s’est récemment confié pour le Parisien, le constat est sans appel : la fréquentation est plus basse que jamais, alors qu’elle connaissait un véritable pic dans les années 1980-1990. Les derniers quelques 400 spectateurs majoritairement masculins qui se rendaient chaque semaine au Beverley ont à peu près l’âge du propriétaire. Un cinéma d’habitués qui n’attire guère les nouvelles générations.

Pour l’anecdote, la plupart des films projetés au Beverly étaient surtout des films datant des années 70 aux années 90, car le sympathique propriétaire n’était pas fana du porno contemporain ! Les jeudis et samedis, c’était “soirée couple” et cela le sera ce dernier samedi de projection, d’après la volonté même de Maurice Laroche.

Une grande vente d’objets et bobines prévue ce weekend

Dès le lendemain, le propriétaire promet aux connaisseurs comme aux curieux une grande vente pour définitivement faire le vide dans les 125 mètres carrés du lieu. Les 90 fauteuils en skaï rouge seront vendus pour la somme modique de 30 euros, ainsi que les 200 bobines 35 mm (50 euros) savamment détenues et projetées au fil des années. Sans oublier quelques affiches de films à 10 euros environ.

Crédit photo : Amandine Leblond pour Paris Ciné Ma Région
Crédit photo : Amandine Leblond pour Paris Ciné Ma Région

Mais pas de mélancolie à l’horizon pour Monsieur Laroche, un jeune retraité heureux qui prévoit de quitter définitivement Paris pour couler des jours paisibles en bord de mer, à Royan. Dessinateur industriel de profession, puis projectionniste de films traditionnels, ce père de famille avait commencé à travailler pour le Beverly en 1983, avant d’en devenir le propriétaire 10 ans plus tard.

Avec la fermeture du Beverley, c’est une véritable part de l’histoire du Paris coquin qui s’en va

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Crédit photo de Une : Hans Lucas

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