Si vous avez tous entendu parler du Burn out, que l’on peut définir comme une réaction négative à la surcharge de travail et qui peut entraîner de graves épisodes de dépression, le Brown out peut lui aussi se greffer à la liste des maladies professionnelles

Le Brown out : symptôme d’une vie professionnelle en perte de sens ? 

Encore peu connu des Français, le terme Brown out est déjà l’objet d’une prolifique littérature scientifique outre-Manche. Ce terme, volontairement proche de “Burn out”, est ainsi défini par ses spécialistes comme une “douleur et le malaise ressentis suite à la perte de sens de ses objectifs de travail et à l’incompréhension complète de son rôle dans la structure de l’entreprise” (dr. François Baumann). Concrètement, le “Brown out” désigne une lassitude extrême vis à vis de son boulot et d’un sentiment de perte de sens : cela peut-être, par exemple, un financier déprimé à l’idée de travailler pour une boite qu’il estime immorale et destructrice sur le plan humain.

Les métiers qui semblent le plus touchés par ce sentiment “d’inutilité” sont, ce que l’on surnomme, les bullshits jobs. Ces derniers sont en effet de pures produits de la révolution technologique du XXIe siècle, marquée par la floraison de nouveaux métiers tels que DRH, métiers du management et de conseil… Ceux-ci se caractérisent par rapport à la hiérarchie souvent subordonné, et une fonction essentiellement tournée vers le bon fonctionnement de l’entreprise et non de la société en général.

Le profil-type du malade 

D’après de récentes études menées par le Dr. François Baumann, ce serait près de 54% des Français qui seraient atteints de Brown out contre 37% des gens à l’échelle mondiale. Cette maladie toucherait en effet de manière saillante les pays développés, en première ligne dans le développement des “bullshits jobs“, et beaucoup plus les populations jeunes, tout juste sorties d’école.

Ce sentiment de désillusion vis à vis de ce monde professionnel entraînerait souvent un intense mouvement de fuite. De plus en plus de jeunes parisiens diplômés, notamment, se reconvertissent professionnellement. Aux métiers, parfois lucratifs, de DRH ou de financiers, de nombreux jeunes se tournerait chaque année, en masse, vers des métiers plus gratifiant socialement, tels que professeur, restaurateur voire agriculteur…

On a tous pensé un jour ou l’autre s’établir au Paraguay pour élever des chèvres, n’est-ce pas ?

Les prochaines visites guidées



Voir toutes nos activités