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Le chant du coq bientôt inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO ?

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Par Leonard

Le maire d’une petite commune de Gironde demande officiellement le classement des bruits de la campagne au patrimoine culturel de la France. Certains Parisiens auraient en effet la fâcheuse habitude de se plaindre des chants du coq, des sons des cloches et des braiments des ânes lors de leur passage en campagne…

Réaffirmer le caractère propre de la ruralité

Le coq qui chante à 6 heures matin, le bruit du tracteur travaillant les champs de blé ou encore le son des cloches d’une église qui rythment la journée font partie d’un paysage sonore propre aux petits villages français. Néanmoins, ces bruits peuvent être déroutants pour certains citadins, nouvellement installés à la campagne ou tout simplement en vacances. campagne-coq-paris-zigzag

Il y a cela un an, en Gironde, un couple de Parisien intenta un procès à un agriculteur pour la simple raison que celui-ci était propriétaire… d’un coq un peu trop bruyant le matin. Malgré le ridicule de la situation, l’agriculteur fut bel et bien condamné à verser 8000 euros de dommages et intérêts aux plaignants… de quoi renforcer le préjugé du Parisien râleur. Au-delà de l’humiliation subie par l’agriculteur traîné devant un tribunal pour avoir laissé son coq chanter, cette histoire souleva une profonde émotion parmi les habitants du village concerné et ranima un certain clivage entre les « provinciaux » et les « Parisiens ».

Nous pouvons également faire mention d’un autre exemple, remontant à l’année dernière :  lors d’un séjour en Lozère, un couple de Parisiens avait demandé au maire de décaler l’horaire de l’Angélus qui sonne depuis des siècles tous les matins à 7 heures.

C’est pour éviter que de telles situations ubuesques ne se reproduisent que le maire de Gajac, petite commune de 400 habitants en Gironde, a soumis l’idée d’inscrire au patrimoine immatériel de l’UNESCO les sons de la campagne. L’UNESCO défend des éléments culturels emblématiques de la France et de son histoire, et les protège des certaines menaces (et notamment des procès à leur encontre).

Bientôt, le célèbre « cocorico », pourrait faire son entrée dans la longue liste des grandes richesses immatérielles françaises, à l’instar de la gastronomie française !

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