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D’ici 2024, on pourra faire trempette dans la Seine ! C’est en tout cas le souhait de la Mairie de Paris, qui entend bien honorer ses engagements en vue des Jeux olympiques de 2024. Pour y parvenir, son plan prend peu à peu forme, la première étape étant la dépollution de l’eau. Anne Hidalgo réalisera-t-elle vraiment son rêve d’autoriser la baignade dans la Seine, cent ans après son interdiction ? Mais surtout, les Parisiens seront-ils prêt à balayer tous leurs aprioris et à barboter dans le fleuve ? Rien n’est moins sûr !

Une cuve construite dans la Seine

Avant de rendre l’ensemble du fleuve “baignable”, la Mairie s’est concentrée sur un secteur : celui de la Pitié Salpêtrière-Austerlitz. Avec un budget estimé de 80 millions d’euros, c’est dans ces eaux-là qu’elle a lancé en février la construction d’une cuve enterrée de 50 mètres de diamètres et 34 de profondeur, pouvant contenir 46 000 mètres cubes d’eau. « L’équivalent de 20 piscines olympiques », explique à l’hebdo l’adjointe à la propreté Colombe Brossel. Grâce à ses grosses conduites, cette cuve servira à accueillir les eaux polluées des 12e et 13e arrondissements. L’objectif ? Que le volume de ces eaux de pluie et eaux usées soit beaucoup moins important à se déverser directement dans la Seine. En effet, l’objectif affiché par la mairie est « de passer de 2 millions de mètres cubes déversés chaque année à 100 000 mètres cubes ».

Quoiqu’il en soit, ce grand projet ne pourra aboutir que si la cuve est achevée d’ici 2024, et que la Seine répond aux standards d’hygiène. Par la suite, des endroits qui paraissent aujourd’hui impraticables comme le Trocadéro, le Pont Neuf ou encore Bercy sont sur la liste des futurs lieux de baignade au coeur de Paris.

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