La crise sanitaire a résolument convaincu les Français de quitter les grandes villes, et Paris ne fait pas exception. Subissant une incroyable ascension des prix de l’immobilier depuis 1960, la capitale a vu cette progression se stopper net en 2020. Paris aurait-elle perdu de sa superbe ?

L’exode urbain et son incidence sur l’immobilier

La capitale n’en finit plus de se vider de ses habitants. Et les chiffres du conseil du notariat, entre le deuxième semestre 2019 et le deuxième semestre 2020, le montrent bien : il y a eu une progression de 30% des fluxs de départs depuis Paris sur un an. Chacun recherchant un certain confort ou un bout de jardin, les profils concernés se divisent en trois catégories principales. On remarque que la plupart des Parisiens quittant Paris partent vers la première ou la deuxième couronne. D’autres quittent la capitale pour rejoindre une ville moyenne. Enfin, la dernière catégorie correspond aux retraités qui ont avancé leur départ de Paris vers les cotes basque, bretonne ou normande.

Fatalement, ces flux ont une incidence sur les prix de l’immobilier. En première couronne d’abord, où la hausse des prix est de l’ordre de 6% à 8%. Dans les villes françaises moyennes ensuite, où la hausse s’envole à deux chiffres. Côté loyer, c’est Paris qui a subi la baisse la plus importante (-4.4% sur un an).

L’incroyable évolution de l’immobilier depuis 1960

Mais il conviendra de dire qu’à 11.000 euros le mètre carré à Paris, l’immobilier est toujours réservé à une certaine élite. Même si cela n’a pas toujours été le cas ! Au début des années 1960, le prix médian au mètre carré n’était que de 525 francs, soit 80 euros. L’évolution de l’inflation prise en compte, si un mètre carré valait 1,85 mois de salaire minimum en 1960, il est aujourd’hui de sept mois. Une ascension fulgurante qui s’est stoppée net cette année !

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