La fresque, bien connue des Parisiens, a même été encadrée et installée sur le bureau d’Emmanuel Macron. La Marianne de Shepard Fairey -street-artiste plus connu sous le nom de Obey– s’expose sur une façade du XIIIe arrondissement depuis 2015. Vandalisée il y a deux mois par un collectif qui avait peint des larmes de sang sur les joues de Marianne, elle a été restaurée ce dimanche. A la surprise générale, l’artiste y a ajouté une larme bleue.

Une Marianne restaurée, mais pas consolée

Si au départ, l’oeuvre n’avait aucune revendication politique, le collectif a l’origine de sa détérioration le 14 décembre 2020 a voulu passer un message fort. En ajoutant des larmes rouges sur les joues de Marianne et en barrant la devise “Liberté, égalité, fraternité”, il souhaitait dénoncer la politique du gouvernement, les violences policières et le projet de loi “Sécurité globale”, entre autres.

Après cet incident, Obey avait promis de restaurer la fresque, et c’est désormais chose faite. L’artiste a même fait un clin d’oeil au collectif anonyme en y ajoutant une larme bleue : plutôt que de condamner la dégradation, il soutient la démarche. Dans une vidéo, l’artiste se justifie ainsi : “je suis du côté des gens qui s’opposent aux injustices, et particulièrement quand il s’agit des droits de l’homme“, avant de poursuivre “je crois beaucoup dans le fait d’utiliser mon art non seulement pour mettre en lumière des problèmes, mais aussi pour aider les gens sur le terrain“.

Et comme pour illustrer ses propos, Obey a annoncé la mise en vente de 650 tirages de la nouvelle fresque, dont les bénéfices seront intégralement reversés aux Restos du coeur.

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