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Les limites de la "zone à trafic limité", prévue pour 2024, ont été définies

Par Lisa B

Elle était annoncée pour 2022 puis 2023. La décriée “zone à trafic limité” devrait finalement être mise en place en 2024, juste avant les Jeux Olympiques. Emmanuel Grégoire, premier adjoint (PS) à la maire de Paris, et David Belliard, adjoint (EELV) chargé de la transformation de l’espace public, ont brossé les grandes lignes et les nouveautés de ce projet “ambitieux”

Le trafic de transit interdit à l’horizon 2024

Ce jeudi 18 février, les adjoints à la Mairie de Paris Emmanuel Grégoire et David Belliard se sont exprimés devant la presse concernant l’actualité du projet de “zone à trafic limité” dans la capitale. Si l’objectif de supprimer le trafic de transit dans le cœur de Paris reste le même, le nom du projet a été transformé en “zone apaisée Paris-Centre – Saint-Germain”. Planifiée initialement pour 2022, cette zone devrait finalement voir le jour en 2024, pour désengorger Paris juste avant les Jeux Olympiques. 

Le trafic de passage devrait être interdit dans les Ier, IIe, IIIe et IVe arrondissements, remontant jusqu’au boulevard Poissonnière et descendant jusqu’au boulevard Saint-Germain (Ve) sur le rive Gauche. Les véhicules n’y seront cependant pas totalement bannis, puisque les personnes qui habitent dans cette zone, y travaillent ou ont une destination précise (veulent venir voir des amis ou aller dans un commerce par exemple) pourront s’y rendre.
En d’autres termes, les voitures ou deux roues qui ne font que traverser le cœur de la capitale, ne pourront plus le faire d’ici deux ans. Seules exceptions à ce trafic de transit : les personnes à mobilité réduite, les véhicules de secours et d’urgence, d’autopartage, les transports en commun, les taxis et les vélos. Les VTC pourront eux aussi traverser la zone.

Ce projet “ambitieux” de la Mairie de Paris vise à offrir aux habitants un hypercentre moins pollué, moins bruyant et, de ce fait, fluidifier les transports en commun. Les deux adjoints ont affirmé qu’ils ne “renonceraient pas à la mise en place de cette zone apaisée avant les Jeux”, malgré les réticences des maires des Ve, VIe et VIIe arrondissements, comme le rapporte nos confrères du Parisien. “On ne va pas priver les habitants de ces arrondissements d’un apaisement de leur vie quotidienne sous prétexte de confrontation politique” a commenté David Belliard, avant d’indiquer que les maires des IXe, Xe, XIe et XII arrondissements se “montrent intéressés” par le projet. 

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