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Depuis son arrivée à la mairie de Paris en 2014, Anne Hidalgo a toujours mis en avant l’importance du vélo dans la capitale et ce ne sont pas les nombreuses pistes cyclables installées depuis un an et demi qui viendront prouver le contraire.

Vers une capitale 100% vélo ?

Sur le papier, le vélo a toujours été présenté comme un avantage par rapport à la voiture, ne serait-ce qu’en termes d’économie de place (1m² contre 6 à 10m² d’une voiture) et de rapidité, puisque plusieurs études ont démontré que l’on allait plus vite en moyenne à vélo (15km/h) qu’en voiture (14km/h). Aujourd’hui, après plusieurs années d’intenses communications et débats, il semblerait que le moyen de transport à deux roues ait réussi à prendre le dessus sur l’automobile. En effet, une récente étude menée par Le Monde a relevé un fait intéressant : à Paris, on dénombre désormais plus de vélos que de voitures aux heures de pointe sur certains axes.

L’étude a pu être basée sur ​​les données de trafic de la rentrée, à savoir du lundi 30 août au vendredi 17 septembre, sur le boulevard Magenta et le boulevard Voltaire. Deux artères qui n’ont pas été choisies au hasard, car elles disposent chacune de voies à double sens pour les véhicules motorisés et pour les vélos.

Lors du mois de septembre, les voies réservées aux véhicules à moteur sur ces boulevards atteignent un total de 420 passages par heure, là où les voies cyclables voient passer jusqu’à 580 vélos par heure en moyenne. Aux heures de pointe, vers 9 heures et 18 heures en semaine, les voies cyclables permettent donc une circulation entre 23 % et 109 % plus efficace que les voies motorisées. Un constat qui s’applique aussi sur d’autres axes de la capitale et qui soulève donc une question : le vélo est-il l’avenir de Paris ? Réponse dans quelques années…

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