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Depuis la nuit des temps la moustache ou la barbe se sont vus attribuer un certain nombre de codification… Vertus, distinction sociale, mais aussi négligence ou un manque d’hygiène ! Si le poil parisien se porte aujourd’hui bien, cela n’a pas été toujours le cas au fil de l’Histoire.

Avant le XVIe siècle, il était de bonne tenue d’être rasé de près à la Cour, quelques textes interdisaient même le port du poil. Puis vint une nouvelle mode capillaire venue tout droit de la Cour Italienne qui se diffusa aux quatre coins de l’Europe et notamment en France et à Paris où François Ier sera le symbole du rétablissement de la barbe à partir de 1521. L’effet de mode s’estompera à partir de la première moitié du XVIIe siècle, largement au profit de la perruque !

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Un saut dans le temps plus tard, à l’époque de Napoléon III, le sujet devient clivant : le port de la moustache est réservé à l’élite, aux aristocrates et militaires, socialement mieux lotis. Petite révolution en 1907, lorsque les garçons de cafés parisiens s’indignent face à cette situation en revendiquant leur droit de faire pousser leurs glorieuses et en obtenant gain de cause. À l’inverse les gendarmes se voient obligés de porter la moustache jusqu’en 1933… De quoi faire frémir certains qui se pâment devant leur moustache bien peignée…

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Aujourd’hui et depuis quelques années, la barbe est de rigueur sur la capitale. Du hipster à longue barbe au jeune start-upper à la barbe de trois jours, les poils sont à la mode ! Nouveau cool, la barbe et le poil redeviennent un trait d’apparat que l’on soigne, bichonne et revendique.

Les Parisiens hirsutes permettent aux belles échoppes des barbiers de pousser un peu partout dans la capitale et de remettre le poil sur un plan d’égalité !

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