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Vous le connaissez sans vraiment savoir qui il est. Sa tête est placardée partout dans la ville, son nom en majuscule et lettres grasses habite la conscience collective des parisiens: John Hamon. Mais qui est ce personnage aux lunettes rondes et à la bouille malicieuse devenu un voisin de quartier ? Retour sur John Hamon en trois concepts clés.

“L’art Promotionnel” !

“C’est la promotion qui fait l’artiste ou le degré zéro de l’Art” scande le serial-afficheur. Depuis 2002, John Hamon a entrepris d’envahir la ville de sa photo d’identité version poster géant, son nom en lettres capitales. Pour lui, la maîtrise de l’art promotionnel est une technique artistique à part entière. Il assène son art à coup de pinceau à colle comme on peint à la gouache ou à l’aquarelle. Un affichage sauvage qui fait planer un mystère sur celui qui croise son visage : est-ce un geste politique ? Une exposition ? Peu importe. On s’interroge, on parle de lui et c’est ainsi que son art s’accomplit.

L’art de se “plaquer l’incruste” !

Une fois son image bien installée dans la conscience collective, John Hamon joue avec le faux. Il déroute, détourne les images, tel un pubard qui saurait nous berner. En reprenant l’identité visuelle des grandes institutions culturelles, il crée des expositions insolites et surtout… complètement affabulées ! Son dernier coup d’éclat, après le Palais de Tokyo et la Galerie Perrotin, le Louvre !

Grâce à son Instagram (nouveau terrain de jeu pour “l’art promotionnel”), John Hamon propose de visiter le musée muni d’un filtre qui vient se placarder sur les oeuvres. La Vénus de Milo, La Joconde et les tableaux de la renaissance “Hamonisés” !

L’art de se projeter ! 

Ce street artiste (même s’il réfute cette appellation) à l‘humour affûté, voit toujours plus loin et surtout toujours plus gros !  Quoi de mieux pour tout mégalomane qui se respecte de voir son joli minois projeté sur les monuments les plus imposants et visibles de la capitale ? Palais de Tokyo, Musée d’Art Moderne, Centre Pompidou, Assemblée Nationale,  ils sont tous passés sous son projecteur !

Sa maîtrise de la satyre et de la supercherie lui permet à coup d’affiche de critiquer et de dénoncer avec humour. Il pointe particulièrement du doigt la pression que les institutions culturelles imposent aux artistes et l’absence de renouvellement de certaines d’entre elles. Mais surtout, il nous prouve que n’importe qui est capable d’envahir la place publique et l’imaginaire collectif en devenant une marque à part entière…

À méditer.

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