La reconstruction de Notre-Dame, détruite dans l’incendie de 2019, est bel et bien en marche. Et pour pouvoir attaquer la flèche, les architectes arpentent en ce moment la forêt de Conches-Breteuil dans l’Eure. Leur but : trouver un maximum de chênes qui répondent à des critères stricts, pour réaliser les 2000 pièces de bois nécessaires à la reconstruction. En tout, près d’un millier d’arbres doivent donc être abattus d’ici le mois de mars.

Des chênes exceptionnels pour une flèche mythique

Une fois coupés, les arbres qui vont servir à reconstruire la flèche de Notre-Dame doivent reposer au sec entre 12 et 18 mois avant d’être travaillés. Si la forêt possède un nombre infini de chênes, les mensurations des arbres choisis pour le chantier doivent être parfaites : être “conduit” -c’est-à-dire qui avoir poussé droit-, faire 50 à 90 cm de diamètre et 8 à 14 mètres de hauteur. En somme, des profils qu’on trouve surtout dans un répertoire d’arbres centenaires ou bicentenaires, comme l’explique Dominique de Villebonne, directrice adjointe de l’Office national des forêts (ONF), au Parisien : “il s’agit de l’héritage d’une sylviculture ancienne, pas des arbres de 20 ans mais des arbres très anciens, décrit. Y compris des plantations décidées par d’anciens rois pour réaliser des constructions navales et assurer la grandeur de la flotte française.”

Mais est-ce bien raisonnable de sacrifier ainsi des arbres de cette nature ? Si on peut légitimement se poser la question, les experts forestiers tiennent à nous rassurer sur ce point : “en parallèle de ces arbres, nous laissons d’autres vieillir très longtemps, nous en plantons d’autres pour que les générations suivantes puissent elles aussi créer des œuvres d’exception” précise Dominique de Villebonne. Et puis, rien n’est trop beau pour Notre-Dame !

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