Le groupe Printemps s’apprête à fermer sept de ses magasins en France dont trois à Paris : la mythique chaîne de grands magasins –  dont le premier date de 1865 et se trouve toujours au coin de la rue du Havre et du boulevard Haussmann – justifie ces fermetures par les difficultés du groupe depuis le début de l’épidémie de Covid-19.

Deux Citadiums et un Printemps fermés à Paris

L’annonce du groupe Printemps ce mardi 10 novembre a eu l’effet d’une bombe pour des centaines de salariés : sur 27 magasins Printemps et Citadium répartis à travers la France, sept vont fermer. Le projet de restructuration annoncé par le groupe prévoit la fermeture de trois magasins Printemps en région (Le Havre, Strasbourg, Metz), du Printemps de la place d’Italie, de deux Citadium à Paris (Paris Champs Élysées, Paris Nation) et du Citadium de Toulon.

Selon le communiqué diffusé par l’entreprise, Printemps souhaite ainsi “réduire sa structure de coûts et investir dans un plan de relance ambitieux pour renouer avec le succès“. Les difficultés du groupe ne sont cependant pas nouvelles : si le Covid-19 a sans doute fait sauter la soupape, les enseignes Printemps et Citadium connaissent une baisse de leur fréquentation depuis plusieurs années en raison de la concurrence en ligne et ont également été impactées par les attentats, les manifestations des gilets jaunes et les grèves de la fin d’année 2019.

Jean-Jacques Liebert, délégué syndical central CGT du groupe, a indiqué à l’AFP que cette restructuration impliquera la suppression de 450 emplois, sur un total de 3000 dans toute la France. Le Printemps Haussmann, le plus ancien et le plus réputé des magasins du groupe, n’est pas concerné par ces fermetures qui pourraient s’étaler jusqu’en janvier 2022.

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