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Certains quartiers de Paris bientôt interdits à la location touristique

Des immeubles parisiens - © Shutterstock
Par Pauline

Marseille, Lyon, Paris… Les meublés de tourisme envahissent peu à peu les grandes villes de France, et ne font qu’accroître le déficit de logements qui se fait déjà sentir depuis quelques années. Tant et si bien que la mairie de Paris a décidé d’emboiter le pas à ses semblables selon une information du Parisien ; la capitale va désormais limiter et même interdire l’installation de ces logements de location touristiques dans les quartiers les plus à la peine.

Un problème de taille

La popularité croissante des plateformes de location en ligne (Abritel, Booking, Airbnb,…) ne tient en rien au hasard. Faciles d’utilisation, à disposition directe du client et toujours plus rapides, elles simplifient la vie des voyageurs et leur permet de trouver un pied à terre confortable pendant leurs vacances pour couler des jours tranquilles. A un tel point qu’elles sont désormais bien souvent considérées comme la première option, même pour un séjour très bref qui aurait auparavant suggéré de faire escale dans un hôtel. Solution d’hébergement abordable, donc, mais à quel prix ? Le problème le plus évident en lien à cette prolifération, c’est d’abord la flambée des loyers auxquels elle soumet le marché. Plus la demande est élevée pour un logement en location, plus les propriétaires font globalement grimper les prix en réponse, ce qui entraîne un effet de masse invivable pour les locataires à faible revenus : il devient impossible pour les habitants des villes de se loger dans certains quartiers qu’ils ont pourtant toujours connu. Mais s’il y a une tranche de la population qui se trouve d’autant plus touchée, c’est sans doute celle des étudiants.

Environ 43 000 meublés touristiques à Paris

Et encore, la mairie de Paris affirme que ce nombre serait sous-estimé. Les élus font donc du futur “rééquilibrage” l’une de leurs priorités. Le plan local d’urbanisme visant à mener à bien ces mesures sera examiné au mois de juin, lors du prochain Conseil de Paris, et vient en complément aux réglementations imposées pour la transformation de petits commerces en logements. Il devrait notamment s’attarder sur le quartier de la Tour Eiffel, les Champs-Elysées, le Marais, Montmartre ainsi que le quartier latin. Malgré tout, les élus redoutent que les investisseurs ne jettent leur dévolu sur la reconversion de bureaux. De plus, un paramètre de taille entre en jeu : celui des J.O de 2024, qui pourraient rebattre les cartes en matière de logements de location, puisque ceux-ci vont connaître des demandes records à cette période.

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