Depuis 20 ans, pas moins de 150 000 barbes sont passées sous les mains devenues expertes de Sarah Hamizi. On vous présente celle qui a formé la grande majorité des barbiers de la capitale et qui, par sa passion, a rendu ses lettres de noblesse à un très vieux métier d’artisan !

La passion de la barbe

Du haut de ses 8 ans, Sarah Hamizi déclarait déjà vouloir « rendre les hommes beaux ». Et depuis qu’elle a eu la certitude que tailler les barbes était sa vocation – grâce à l’observation qu’elle faisait de son grand père et son coupe choux, elle n’a jamais changé d’avis.

Seulement, à ses débuts, nous sommes dans les années 80-90 et être une femme dans un salon de barbiers n’est pas de coutume, bien au contraire… Alors, n’ayant pas de poils au visage, c’est sur ses jambes qu’elle s’entraine d’arrache-pied pour acquérir l’expertise nécessaire. En janvier 2000, son dur labeur paye et elle ouvre son premier salon rue Condorcet dans le IXe arrondissement de Paris. Peu de temps après, on observe – à l’étranger, mais aussi en France – un regain d’intérêt pour le port de la barbe : les poils plus longs que ceux de trois jours deviennent un véritable accessoire de mode qu’il faut choyer et Sarah Hamizi est prête pour cela !

« C’est génial d’être une femme dans ce métier. Pour moi c’est comme la mode : qui mieux que les hommes sait le mieux habiller les femmes ? Les grands créateurs sont des hommes, et à l’inverse, je crois qu’une femme a le pouvoir du regard, sur la séduction que peut avoir un homme. Quand un homme entre chez nous, mon regard cherche simplement à voir comment il peut plaire » confie-t-elle au Parisien. Aujourd’hui, celle que l’on appelle désormais la Barbière de Paris a développé des salons dans les plus grands hôtels de luxe de la capitale et offre son expertise à des marques telles que Chanel, Vichy ou l’Occitane.

Toujours plus loin

Bien que classée numéro 1 de la sélection des meilleurs barbiers de la capitale du Figaro, Sarah Hamizi a toujours l’envie de progresser, d’innover. Ses dernières expérimentations ? Le rasage à la vapeur, le maquillage de la barbe et même l’ajout d’extension ! Aujourd’hui, cette as du rasoir souhaite aller encore plus loin en luttant pour le rétablissement du diplôme spécifique de barbier qui permettrait, selon elle, d’éviter les pseudos « experts » de ce métier qui retirent sa valeur à la pratique.

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