Cité Véron, le passage secret des plus grands poètes

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Nichée entre les quartiers de Pigalle et de Montmartre, la Cité Véron pourrait presque passer inaperçue mais ce serait bien dommage. Symbole du vieux Pigalle et de sa réputation sulfureuse, on peut trouver la Cité Véron au 94 boulevard de Clichy grâce notamment à la plaque émaillée bleue et blanche qui surmonte le passage.

Une fois entrés, on se laisse charmer par le caractère bucolique du passage percé de lumière et jalonné par des immeubles ou pavillons agrémentés de petits jardins. Car oui, la verdure fait partie intégrante de la Cité Véron, à l’image des glycines qui tombent sur les pavés.

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Outre son cadre charmant, la Cité Véron est également appréciée de son passé plutôt historique. En effet, nul autre que Boris Vian s’est laissé séduire par le passage et y posa bagage en 1953. Il y écrivit notamment l’Arrache-Cœur et de célèbres chansons avant d’y lâcher son dernier souffle quelques années plus tard. Il sera suivi de son ami Jacques Prévert, qui s’installa également en 1954.

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Instagram @bertrand_mgnt

Les deux amis partageront alors une terrasse de la cité donnant sur le Moulin Rouge et y inviteront une bonne partie du Paris artistique et culturel de l’époque dans le cadre des réunions du Collège de Pataphysique, une « société de recherches savantes et inutiles ». Ces réunions réuniront de grands noms tels que Ionesco, Queneau, Miro, Ernst ou Gide pour ne citez qu’eux.

Aujourd’hui encore, on peut ressentir l’âme poétique des lieux.

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