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Un historien se découvre propriétaire d'un superbe Van Dyck, acheté 80 euros !

Par Romane Fraysse

Spécialiste de la peinture française et hollandaise du XVIIe siècle, l’historien d’art Christopher Wright s’est récemment étonné de posséder dans sa collection un tableau qu’il estime être de la main d’Antoine van Dyck.

Un portrait de la main de Van Dyck

Tout commence en 1970. A l’époque, Wright achète pour 80€ une copie d’un tableau peint par le célèbre peintre hollandais Antoine van Dyck (1599-1641). Peintre et graveur, ce dernier a été le principal portraitiste de la famille royale d’Angleterre et de sa cour. Cette toile représente quant à elle un portrait d’Isabella Clara Eugenia, l’infante d’Espagne, mieux connue sous son nom de reine, Isabelle d’Autriche. Or, après l’avoir minutieusement analysé, l’historien affirme désormais qu’il s’agit là d’une œuvre du maître flamand.

Dans un entretien pour The Guardian, Wright raconte cette fabuleuse prise de conscience face à ce tableau qui trônait dans son salon depuis plus de 50 ans et que son ami Colin Harrison, conservateur au Ashmolean Museum d’Oxford, reconnu comme une œuvre authentique de l’artiste. « Les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés. Je l’ai acheté à un brocanteur pour seulement 65 livres sterling, pensant que ce n’était qu’une simple copie d’un Van Dyck. Aujourd’hui je pense qu’il vaut au moins 40.000 euros, peut-être plus, certaines œuvres du maître flamand sont parties récemment à plus de 100.000 euros aux enchères ».

Depuis, la toile a été expertisée par les spécialistes de la Courtauld Gallery, un célèbre musée anglais lié à l’université de Londres. Selon eux, il est difficile de déterminer s’il s’agit là d’une œuvre du maître ou d’un de ses élèves. A cette époque, on peignait de nombreux portraits d’infantes dans son atelier. Néanmoins, ils reconnaissent « la grande maîtrise du dessin [qui] nous amène à proposer provisoirement qu’on attribue à l’atelier de Van Dyck ce portrait, et même d’ajouter qu’il a été achevé du vivant de Van Dyck sous son ultime supervision ».

Face à cette estimation, Wright souhaite prêter sa toile au prestigieux Cannon Hall Museum de Barnsley, situé au nord de l’Angleterre. On pourra sûrement la voir bientôt trôner parmi les collections de peinture de cette grande institution.

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