Elle n’est même pas encore accrochée au-dessus du tombeau de Napoléon aux Invalides que déjà, la reproduction 3D du squelette de Marengo, le cheval préféré de l’empereur, créé la controverse. Suite à une commande du musée des Armées qui cherchait une oeuvre pour commémorer le bicentenaire de la mort de Napoléon, le plasticien Pascal Convert s’est attiré les foudres d’un tas de détracteurs. A tout ceux qui lui demandent de ne pas confondre “mémorial” avec “musée d’art contemporain”, il leur a répondu dans une tribune de l’Obs.

Une oeuvre commémorative qui créée la controverse

Un squelette au-dessus du tombeau de l’Empereur ? Blasphème absolu, selon les détracteurs de cette oeuvre, sur laquelle le plasticien travaille pourtant depuis deux ans. Parmi eux, on trouve Jean-Louis Thiériot, député de Seine-et-Marne, qui a déclaré sur son compte Twitter que ce projet était « idée folle », en précisant que « ce n’est pas un musée », ouvert aux « installations artistiques », mais « un mémorial ! ».

Pourtant, l’artiste pointé du doigt avait pris sa mission très au sérieux pour délivrer une oeuvre riche de sens. Pour la petite histoire, le cheval Marengo avait été capturé par à Waterloo par les troupes de Wellington le 18 juin 1815 et emmené en Angleterre à sa mort, comme prise de guerre. Réduit à son squelette, il a été exposé au National Army Museum où il est toujours visible. C’est alors à travers ce récit historique que Pascal Convert a voulu rendre hommage à l’empereur pour le bicentenaire de sa mort. Pour se défendre, il ajoute également qu’un “rituel funéraire antique voulait que les combattants soient enterrés avec leur monture“. Pas de quoi en faire tout un plat !

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