Quand les innovations techniques se multiplient, le progrès n’épargne pas Paris ! Les Parisiens, toujours friands de petites ou grandes inventions qui viendront améliorer leur vie quotidienne, s’adaptent très bien au changement. Quand il n’existait pas encore de lampadaires, d’ascenseurs, de réfrigérateurs et toutes ces choses qui nous paraissent indispensables aujourd’hui, d’autres techniques étaient utilisées dont il reste encore quelques traces sur nos immeubles.

1) L’éclairage à l’huile

Taillées dans la pierre des façades, des niches en forme de bouteilles étaient destinées à accueillir des lampes à l’huile. L’allumage de ces lampes par l’allumeur du quartier avait lieu chaque soir, à la tombée de la nuit. L’extinction des feux s’effectuait automatiquement lorsque le carburant était épuisé.

2) Les nombreux puits

On dénombre jusqu’à 30 000 puits dans la capitale autour des années 1880 ! Un nombre qui n’a cessé de diminuer au cours des décennies suivantes, lorsque les grandes dérivations d’eau de source se sont mises en place pour acheminer l’eau potable directement à domicile. Aujourd’hui, il demeurerait un peu plus de 350 puits, parfois comblés, disséminés dans la ville ou dans des caves.

3) Les gardes-manger

Avant le réfrigérateur, devenu l’indispensable de notre cuisine, on gardait au frais les aliments dans le garde-manger : sa partie extérieure est encore visible sur un grand nombre d’immeubles parisiens. Pour maintenir une température basse, il existait des marchands ambulants de glace à qui on achetait des blocs entiers.

4) Les lucarnes à poulies

Communes sur les façades des riches immeubles parisiens, ces petites curiosités placées en saillie sur les pentes d’une toiture servaient à l’acheminement de tout un tas d’objets lourds. Par la poulie – qui ne subsiste plus sur beaucoup d’immeubles -, on faisait monter, entre autre, des sacs de céréales ou de farine sans devoir passer par les escaliers. Celles-ci est à découvrir rue Séguier, dans le 6e arrondissement :

Une lucarne à poulie au 16 rue Séguier, Paris

5) Les décrottoirs

Comme leur nom l’indique finement les décrottoirs servaient à… décrotter les sabots des Parisiens au XIXe siècle. Seulement il ne s’agissait pas seulement d’ôter le crottin mais aussi la boue, la terre et les cailloux enfoncés dans la semelle tendre des chaussures d’antan. Vous pouvez encore un apercevoir quelques uns à droite ou à gauche des portes d’entrée, élevés à quelques centimètres du sol.

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