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Des jeux de société en famille au coin du feu aux pétanques, molkkys et autres activités extérieures estivales, les Parisiens savent se divertir dès que les conditions y sont favorables, et ce, depuis des siècles ! Difficile de dater à quand exactement remontent les premières traces des divertissements mais on connaît l’existence de nombreux jeux qui étaient pratiqués pendant et après le Moyen-Âge, notamment au XVIe siècle, où certains d’entre eux, souvent liés au hasard, connurent un vaste succès.

Les dés puis les cartes

Très populaires à l’époque, les dés sont très appréciés pour la multitude de possibilités qu’ils proposent. La rafle, le trois-dés, la chance : de nombreuses options sont plébiscitées mais c’est le passe-dix qui fait tourner le plus de têtes, lequel entraîne parfois des mises d’argent considérables. Mais le succès des jeux de dès s’estompera à la fin su siècle, au profit des cartes. Tout aussi versatiles, les jeux de cartes comme le glic, le flux ou l’impériale étaient surtout davantage démocratisés, si bien qu’à une période, ils étaient joués de tous, aussi bien à la cour que dans la rue.

Et les jeux d’extérieur

Pratiqué depuis plusieurs siècles, le jeu de paume était sans doute le jeu d’extérieur le plus pratiqué au XVIe siècle mais il faut savoir qu’il était loin d’être le seul. Pour les courtisans, le tir à l’arc ou à l’arbalète comptait parmi par exemple parmi les activités les plus appréciées au même titre que le jeu de mail ou de billes, qui sont respectivement les ancêtres du golf et du billard. Enfin, la pratique du bilboquet a elle aussi été démocratisée, étant l’un des passe-temps favoris du roi Henri III.

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L’engouement lié aux jeux de hasard

Les rapports entre autorités et jeux de hasard ont longtemps été tumultueux. Face à leur côté “sulfureux”, on interdira en premier lieu leur pratique dans les lieux publics, sous peine de châtiments corporels, avant de rapidement comprendre un certain enjeu financier à mettre en place via des taxes. C’est dans cette optique que François Ier installa une lourde mais très fructueuse taxe sur la loterie. Il sera suivi par Henri III qui en mettra une en place à son tour sur les jeux de cartes.

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