« J’aime flâner sur les grands boulevards… » chantait Yves Montand. Eh bien, autrefois on n’allait pas s’y risquer sous peine d’être envoyé ad patres par un boulet de canon ! En effet, le mot “boulevard” vient du vieux néerlandais bolwerk qui signifiait la digue, le bastion ou le rempart.

Lorsque ce mot arrive en France, il conserve, dans un premier temps, sa signification militaire et désigne un rempart ou un bastion qui sert avant tout à protéger d’une invasion. Dans les faits, il conserve toujours cette notion, bien qu’on n’utilise plus le mot en ce sens.

C’est à Paris que naît la définition du mot boulevard telle qu’on la connait, à savoir une large voie urbaine, souvent arborée. En effet, les boulevards parisiens sont nés de la destruction des quatre dernières enceintes de la ville. Les enceintes de Charles V et de Louis XIII, une fois abattues, ont données naissance aux Grands Boulevards (construits entre 1668 et 1705).

En 1860, la chute du mur des Fermiers Généraux permet la construction de la deuxième ceinture de boulevards (Batignolles, Clichy, Rochechouart, etc.) Enfin, c’est lorsque l’enceinte de Thiers, la dernière des sept enceintes parisiennes, est rasée qu’apparaissent les boulevards des Maréchaux et le boulevard périphérique  (entre 1956 et 1973).

Voilà, vous savez d’où vient le mot boulevard et ce qu’il signifie. Toutefois, n’oubliez pas que les travaux du Baron Haussmann ont imposé la création de boulevards ex nihilo. Alors qu’ils sont traditionnellement construit aux limites des villes et à la place d’anciennes fortifications, Haussmann, lui, les intègre pleinement à la capitale et en fait des axes de circulation incontournables. Les boulevards Haussmann et Saint Germain en sont un exemple flagrant.

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