A travers les siècles, Paris a été le théâtre de crimes sanglants. Des affaires qui ont défrayé la chronique ou servi d’inspiration aux romanciers et scénaristes. De l’affaire Cabard et Miquelon, à Ravaillac en passant par Landru, voici les petites histoires des plus grands criminels parisiens à travers les siècles. Et pour venir frissonner avec nous dans les rues de Paris, inscrivez-vous à notre visite guidée du Paris Criminel.

15ème siècle : Barnabé Cabard et Pierre Miquelon

L’affaire Cabard et Miquelon, qui aurait eu lieu entre 1410 et 1414, a fait beaucoup parler d’elle et a donné naissance à une légende des plus effrayantes. Un barbier tuerait ses clients à l’aide de son rasoir puis entreposerait ses victimes dans une cave qu’il partagerait avec son voisin, pâtissier, qui ensuite a utilisé la chair des victimes pour en faire de délicieux pâtés. On dit que Barnabé Cabard et Pierre Miquelon ont tué 343 personnes à eux deux… Voici d’ailleurs plus de détails sur cette sombre affaire de pâtissier sanguinaire.

17ème siècle : Ravaillac 

Ce nom évoque l’un des plus grands criminels de l’Histoire. En effet, Ravaillac est connu pour avoir assassiné Henri IV, l’un des rois les plus populaires en France. Tout se passe en 1610, après avoir hésité pendant plusieurs semaines, l’homme, originaire d’Angoulême est enfin décidé à tuer le roi pour des raisons religieuses. C’est dans la rue de la Ferronnerie, dans les Halles, qu’il rattrape le carrosse royal, l’agrippe et se jette sur le roi. Ravaillac ne tente même pas de s’enfuir après son crime. Le fanatique est condamné à mort sur la place de Grève où il sera brûlé puis écartelé.

supplice-ravaillacLe supplice de Ravaillac sur la Place de Grève

 

17ème siècle : la Marquise de Brinvilliers 

Entre 1679 et 1682, l’affaire dite “des Poisons” a secoué Paris et la Cour de Louis XIV. La Marquise de Brinvilliers prend pour amant Godin de Sainte-Croix. Mais son père est contre cette relation et embastille le séducteur. En prison, il apprend l’art de l’empoisonnement. A sa sortie, il retrouve la Marquise et lui enseigne à son tour cette étrange discipline. Devenue experte, de Brinvilliers empoisonne son père, ses 2 frères et sa soeur : une façon de vivre sa relation librement et surtout de toucher seule l’héritage de son père. Mais Sainte-Croix enferme des preuves de culpabilité (confession dans un journal, lettres, fioles de poison) dans une cassette. A sa mort, en 1672, on découvre le secret… Après avoir fui à Londres et dans un couvent, la Marquise est retrouvée et condamnée à mort Place de Grève.

marquise-brinvilliers-affaire-poisonsLa Marquise de Brinvilliers

 

19ème siècle : Charles Dautun

En 1814, Jeanne-Marie Dautun est retrouvée morte, baignant dans son sang, chez elle, rue de la Grange Batelière. C’est son valet qui la découvre sans vie. Quelques mois plus tard, des mariniers découvrent dans la Seine une tête humaine enveloppée dans un torchon. Il s’agit de la tête d’Auguste Dautun, le neveu de la première victime. Le même jour, on trouve les restes de la seconde victime ailleurs dans Paris : cuisses, jambes, tronc… Bref, on vous passe les détails. C’est le neveu et le frère des 2 victimes, Charles qui sera reconnu coupable. Il avouera lui-même le double meurtre qui fit de lui l’un des grands meurtriers du 19ème siècle.

19ème siècle : Henri Pranzini

Un autre nom qui a marqué le 19ème siècle. L’homme est reconnu coupable d’un triple meurtre commis en 1887 rue Montaigne. Cette histoire occupe les médias de l’époque pendant plusieurs semaines. Les 3 victimes sont Régine de Montille, une courtisane, Annette Grémeret, sa femme de chambre, et Marie, la fille de 12 ans de la femme de chambre. Les 3 ont été égorgées, voire décapitées. Tout ça pour un vol de bijoux de madame de Montille. Pranzini est dénoncé par une prostituée marseillaise 4 jours plus tard. Il est guillotiné le 31 août 1887.

affaire-pranziniRégine de Montille assassinée, une des victimes de Pranzini

 

20ème siècle : Henri Désiré Landru

Voici l’un des plus célèbres tueurs en série parisien. On l’appelle aussi “le Barbe Bleue de Gambais”, une petite commune des Yvelines où les meurtres ont eu lieu. En pleine période de Belle Epoque, en 1915, pour se procurer de l’argent, Landru va être l’auteur de plusieurs petites escroqueries. Jusqu’au jour où il décide d’aller plus loin en se faisant passer pour un homme veuf et esseulé. Il va alors séduire des femmes seules et aisées. En l’espace de seulement 4 ans, Landru va séduire de nombreuses femmes et va réussir à mettre la main sur leur compte en banque. Il ne reste plus qu’à les tuer. L’homme fait brûler ses 11 victimes dans ses fourneaux. Il utilise presque 100 pseudonymes pour échapper à la justice. Après des années d’enquête on retrouve finalement le meurtrier. Jusqu’au bout, Landru nie ce pour quoi on l’accuse. Il sera conduit à l’échafaud en février 1922.

landru-criminelPortrait de Landru

 

20ème siècle : Thierry Paulin

Si Paulin était surnommé le “tueur de vieilles dames” ou “le monstre de Montmartre”, ça n’est pas pour rien. En 1987, l’homme avoue les meurtres de 21 personnes commis par étranglement ou étouffement. En 1984, Thierry Paulin travaille dans un club en tant que drag-queen, c’est là qu’il y rencontre Jean-Thierry Mathurin. Ensemble, ils vont enchaîner les meurtres de femmes âgées dans le 18ème arrondissement pour leur voler argent et bijoux. Ils en profitent pour vivre une vie extravagante : champagne, cocaïne et discothèques. En 1985, les 2 hommes se séparent. Mais Paulin continue ses crimes : il tue 8 autres vieilles femmes dans leur domicile. La police arrive finalement à l’identifier grâce à un portrait robot donné par une des victimes qui a survécu.

thierry-paulin-criminel-paris

20ème siècle : Guy Georges

Tout le monde tremble en entendant le nom de Guy Georges, ou le tueur de l’Est parisien, qui a terrorisé beaucoup de parisiens, et surtout de parisiennes, dans les années 90. L’homme agressait, violait et tuait ses victimes. Alors qu’il est en prison pour 2 agressions et des vols, Guy Georges se retrouve à Paris, alors qu’il est en semi-liberté pour “bonne conduite”. C’est à ce moment là qu’il s’enfuit pour de bon à Paris et qu’il va commettre les pires meurtres. Il passe ses journées à errer de squat en squat en buvant et volant dans les petits commerces. Entre allers-retours incessants en prisons et cavales, Guy Georges ne va pas cesser de récidiver… Jusqu’à tuer 7 femmes.

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