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Il y a plus de deux ans, Anne Hidalgo, accompagnée d’Ariel Weil, maire du IVe arrondissement, inaugurait le parvis des 260 Enfants, à deux pas de la rue des Rosiers, devant l’école des Hospitalières-Saint-Gervais. Une grande émotion émanait alors de cette cérémonie, la dénomination du parvis ayant été dédiée aux 260 filles et garçons scolarisés dans cet établissement déportés lors de la Rafle du Vel-d’Hiv les 16 et 17 juillet 1942 avant d’être tués.

 

 

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Probablement le plus ému dans la foule, un certain Samuel-Milo Adoner a confié au quotidien Le Parisien être très heureux de cet hommage rendu. Et pour cause, cet ancien pensionnaire de l’école des Hospitalières-Saint-Gervais a lui aussi touché l’enfer de près durant cette douloureuse période. Déporté quelques mois après la Rafle du Vel-d’Hiv, il ne reviendra à Paris qu’en 1945 avec sa sœur, endeuillés du reste de leur famille.

Scolarisé dans l’établissement jusqu’en 1937, il raconte le terrible souvenir de son ancien directeur et professeur qui, à la rentrée 1942, ne comptait plus que quatre élèves dans ses rangs.

78 ans plus tard, Samuel-Milo Adoner s’est éteint et le parvis des 260 Enfants, en tant que véritable lieu de mémoire, lui rend tout aussi hommage.

Crédit photo à la une : Instagram @tenigriv

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