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Lorsque Louis-Philippe arrive au pouvoir en 1830, il ne s’attend sans doute pas à ce que la vie soit si compliquée… Faut dire que les Parisiens de l’époque sont plus favorables à la république qu’à la monarchie et ils le font bien sentir. Ils se réunissent, discutent, en bref, ils veulent changer le monde !

Alors, pour se faire entendre, le roi interdit toute les associations politiques. C’est radical. Certes. Mais ça va gueuler. Une grande partie de la population sort dans la rue pour manifester. C’est comme Nuit Debout, mais les CRS sont des soldats et les matraques sont des baïonnettes et des fusils. Le 14 avril 1834, alors que les soyeux manifestent à Paris, un capitaine d’infanterie est blessé (soit par une tuile jetée d’un immeuble, soit par un coup de feu : personne n’arrive à s’entendre).

Toujours est-il que le 15 avril, les soldats retrouvent l’immeuble depuis lequel aurait été commis le crime au n°12 de la rue Transnonain et y tuent froidement 14 habitants. Comme ça. On peut appeler ça « une grosse bavure » ? L’histoire ne dit pas si ces pauvres innocents ont été vengés… Mais en leur mémoire, encore aujourd’hui, il est possible de lire le nom de la rue Transnonain gravé à l’angle des rues Beaubourg et Chapon.

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Massacre de la rue Transnonain par Honoré Daumier

 

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