Boulevard périphérique de Paris

25 avril 1973. Cette date n’est pas restée dans les annales, et pourtant une petite révolution a eu lieu ce jour-là à Paris : le boulevard périphérique de Paris, périph’ pour les intimes, est inauguré par le Premier ministre de l’époque, Pierre Messmer.

Nous sommes 17 ans après le début des travaux et 13 ans après l’ouverture du premier tronçon. Les automobilistes d’Île-de-France peuvent désormais faire le tour de Paris en 35,4 km soit, en théorie, moins de 30 minutes (en théorie, on a dit !). On vous raconte la petite histoire de cette voie, la plus fréquentée d’Europe.

Un boulevard qui suit le tracé des anciennes fortifications parisiennes

Si l’on sait tous que le boulevard périphérique fait le tour de Paris, l’on sait moins qu’il est implanté en suivant le tracé de la septième et dernière ligne de fortifications entourant la capitale, l’enceinte de Thiers. Ces fortifications, érigées dans les années 1840, avaient pour objectif de protéger Paris d’une possible invasion, mais aussi de contenir d’éventuelles émeutes et rébellions venues de l’intérieur de la capitale.

L’enceinte de Thiers tombera pourtant rapidement à l’abandon et la quasi totalité de ce qui constituait cette ligne de défense (bastions, portes, barrières, etc.) sera détruite pendant l’entre-deux-guerres. Pendant plusieurs années, les terrains bordant l’enceinte vont devenir des terrains vagues pour lesquels les projets d’aménagement sont nombreux.

Que faire de ces espaces qui accueillent alors les populations les plus pauvres de la capitale ? Dès 1940, on envisage d’y créer une voie circulaire qui ferait le tour de Paris et doublerait les boulevards des Maréchaux dont la capacité ne peut plus faire face à de nouvelles augmentations de trafic. Seulement, la Seconde guerre mondiale va passer par là. Il faudra donc attendre 1958 pour ce que ce grand projet urbain commence à prendre vie et les années 1970 pour que son dernier tronçon, celui reliant la porte Maillot à celle d’Asnières, soit achevé.

Construction du périphérique
Carte montrant les différentes phases de construction du périphérique parisien

Aujourd’hui, près d’un million et demi de véhicules empruntent chaque jour cette voie, ce qui en fait la route la plus fréquentée (et la plus saturée) de France… et d’Europe.

À lire également : Avant le périphérique, il y avait la route de la Révolte

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