A la fin des années 1870, Claude Monet n’a qu’une idée en tête : réaliser une série de 12 tableaux sur la gare Saint-Lazare. Il s’installe alors à proximité, au 17 rue Moncey dans un atelier financé par son ami le peintre Gustave Caillebotte. Pour ce projet, il arrive à déjouer les règles et à être autorisé à peindre directement dans la gare où les cheminots font fumer les locomotives plus longtemps pour qu’il puisse réaliser ses œuvres… Un train sera même retardé par le chef de gare pour l’achèvement d’une toile !

Cependant à cette époque Monet a besoin d’argent, sa femme est malade, il a des enfants à charge et des dettes qui s’accumulent. Il implore donc le collectionneur Victor Choquet de bien vouloir lui acheter une de ses “croûtes”, comme en témoigne cette lettre : “Je suis confus et vous demande un peu d’indulgence pour un pauvre sans le sou mais je ne sais vraiment pas où donner de la tête et je viens vous demander de vouloir bien me prendre une ou deux de mes croûtes que je vous laisserai au prix que vous pourrez y mettre 50F40 ce que vous pourrez car je ne puis attendre plus longtemps. Je serai chez moi demain samedi 17 rue Moncey dès 3 heures et j’espère que vous ne refuserez pas d’y venir. Excusez je vous en prie mon indiscrétion et croyez à mes sentiments. Claude Monet”.

lettre-Monet-croutes

Obstiné, Claude Monet continuera malgré tout de consacrer son temps à sa peinture que le critique Louis Leroy qualifiera en se moquant d’ “impressionnisme“. Il faudra encore patienter une décennie jusqu’à la fin des années 1880 pour que le peintre puisse enfin vivre de son art.

La gagnante de notre concours est MAGALIE BERNIER PRUDENT. Vous pouvez donc nous envoyer un mail à question@pariszigzag.fr pour obtenir vos deux places à une visite. Félicitations !

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