Emblématique de l’architecture de la Belle Époque à Paris, la coupole des Galeries Lafayette Haussmann est, au même titre que la tour Eiffel ou le Sacré-Coeur, l’une des attractions les plus prisées des touristes. On vous raconte l’histoire de ce sublime ouvrage, devenu l’un des symboles les plus majestueux de Paris.

Un emblème de l’Art nouveau à Paris depuis 1912

Le grand magasin des Galeries Lafayette – fondé en 1893 par les hommes d’affaires alsaciens  Alphonse Kahn et Théophile Bader – aurait-il eu l’immense succès qu’il connaît depuis 100 ans sans son emblématique coupole ? Sans doute pas. Inaugurée le 8 octobre 1912, cette immense coupole est un objet architectural qui fascine, éblouit et vole la vedette au reste de l’édifice depuis toujours : culminant à 43 mètres au-dessus du sol, elle sublime les balcons et les passerelles créés par Louis Majorelle, chef de file de l’École de Nancy, et illumine l’intégralité du grand hall central de ce “bazar de luxe” grâce à sa douce lumière dorée.

Captivant le regard des badauds et des clients depuis plus d’un siècle, elle se compose de dix faisceaux, formant ensemble une immense fleur de 1 000 m2 de vitraux, érigée dans un style typiquement Art nouveau. Ces vitraux sont l’oeuvre du maître verrier Jacques Gruber qui, avec l’architecte Ferdinand Chanut, a voulu donner de la couleur et de la lumière au grand magasin en créant des vitraux très travaillés, d’inspiration néo-byzantine et surplombant de 14 mètres le reste de l’édifice.

Un symbole parisien qui a connu une existence plutôt tranquille

En un siècle, cette oeuvre est devenue le symbole des Galeries Lafayette, mais aussi l’une des plus célèbres attractions de Paris. Au cours de sa bienheureuse existence, la coupole n’aura connu qu’une courte période de tracas : pendant la Seconde Guerre mondiale, ses vitraux ont été retirés et entreposés dans des caisses afin d’éviter qu’ils soient détruits et blessent des clients en cas de bombardement. Problème, à la fin de la guerre, les vitraux, pourtant minutieusement numérotés, n’ont pas tous été retrouvés. Les parties manquantes ont donc été remplacées par des verres blancs et la coupole que nous découvrons aujourd’hui est donc bien moins colorée qu’elle ne l’était à l’origine.

Si une partie de la coupole n’est plus d’origine, la belle vie de cette immense verrière ne devrait cependant pas s’achever de si tôt : depuis fin 2019, elle fait l’objet d’une opération de restauration qui devrait durer jusqu’à l’été 2020. Les travaux, confiés à la Maison du Vitrail, s’effectuent principalement de nuit et consistent à retirer les panneaux pour les remettre en bon état, les nettoyer et les solidifier. De quoi redonner à ce symbole parisien toute sa splendeur !

Galeries Lafayette Paris Haussmann
40, Boulevard Haussmann
75009 PARIS

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