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Ce sublime village méconnu de 180 habitants date du XIIe siècle et figure parmi les plus beaux de France !

Candes-saint-Martin © Franck Charel
Par Alexandre M

Pour avoir la chance de faire partie du prestigieux label “Plus Beaux Villages de France”, il faut remplir plusieurs critères obligatoires, comme posséder, sur le territoire du village, au minimum deux périmètres de protection, au titre des Monuments Historiques, des sites ou des sites patrimoniaux remarquables ou démontrer une certaine capacité d’accueil et de développement du tourisme. Autre bon point bienvenu : pouvoir jouir d’un emplacement et/ou d’une vue remarquable sur un site naturel, comme un décor de carte postale. À ce jeu-là, la commune de Candes-Saint-Martin mérite amplement d’avoir son nom associé au label des “Plus Beaux Villages de France”…

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Un petit village certes, mais cher aux yeux des rois

Le village de près de 180 habitants d’Indre-et-Loire peut en effet se vanter d’un emplacement assez particulier : il suffit de se placer depuis la rive nord de la Loire pour voir le blanc de la pierre de tuffeau du village séparer le bleu du ciel et de la Loire. Une superbe première photo pour entamer la découverte de ce village plein de charme et d’histoire. Ce village typique des bords de Loire regorge en effet d’atout, qu’il s’agisse de ses ruelles fleuries de roses trémières, de ses grandes maisons bourgeoises en pierre de tuffeau, de ses toits d’ardoise ou bien entendu de sa célèbre collégiale dominant fièrement le fleuve. Édifiée aux XIIe et XIIIe siècles à l’endroit même où mourut Saint Martin en 397, la collégiale Saint-Martin est assurément le symbole de la commune. Trônant en plein cœur du village, l’édifice est surtout remarquable par son célèbre porche ouvert au nord qui sert d’entrée principale et propose une statuaire remarquable, véritable livre d’histoire. Bien que fortifiée au XVème siècle, sa configuration rappelle celle des abbayes royales carolingiennes et des chapelles palatines. La collégiale Saint-Martin fut d’ailleurs construite grâce au mécénat de la famille Plantagenêt, maison royale importante dans l’histoire du royaume de France et d’Angleterre. Décidément attaché au pouvoir royal, l’édifice sera restauré grâce à la générosité de Louis XIV, suite à un tremblement de terre en 1711. Chapelle royale ou chapelle expiatoire, nul ne le sait. Une chose est sûre : la visite de cet édifice est obligatoire, ne serait-ce que pour son style gothique, le très riche décor sculpté qui orne son transept et sa nef et, surtout, son porche monumental ouvert sur le flanc nord.

L’imposante collégiale Saint-Martin © Jean-Christophe Coutand Meheut
L’imposante collégiale Saint-Martin © Jean-Christophe Coutand Meheut

Un patrimoine architecturale et historique impressionnant

Depuis l’église, il est d’ailleurs possible de profiter d’un ravissant panorama sur le village et les deux rivières. Une vue encore plus belle depuis le vieux moulin, mais il faut pour cela avoir le courage d’y monter. L’occasion de découvrir le Château Vieux, datant du XVe siècle et première résidence d’été des archevêques de Tours, ou encore l’hôtel de la Prévôté, où l’on rendait justice. Un peu plus loin, le Château Neuf, qui est devenu au XVIIe siècle la seconde résidence d’été des archevêques. Autant de monuments qui en disent long sur l’histoire, bien ancienne, du village. Si elle porte le nom du saint homme, c’est en mémoire de l’ancien légionnaire romain, qui coupa son manteau en deux pour le partager avec un déshérité que Candes-Saint-Martin se nomme ainsi. Ermite, puis évêque de Tours, c’est dans ce village qu’il s’éteint, le 8 novembre 397. Les tourangeaux embarquent alors sa dépouille sur une gabare, pour la transporter jusqu’à la basilique de Tours. Au passage du bateau, les fleurs se mettent à éclore sur les berges… alors que nous sommes au beau milieu de l’automne. On parle alors de “l’été de la Saint-Martin”. Pour la petite histoire, le morceau de cape qu’il conserva devint par la suite un objet de vénération et est même à l’origine du mot chapelle, soit le lieu où l’on venait voir la fameuse cape.

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Une région à découvrir sur terre… mais pas que !

Mais l’un des meilleurs moyens d’en savoir plus sur l’histoire de Candes-Saint-Martin, c’est aussi de… regarder le nom des rues. Comme beaucoup de noms de rues l’indiquent (rue des Mariniers, rue des Pêcheurs, etc…), le village vivait autrefois essentiellement de la batellerie. Le transport fluvial est en effet l’activité essentielle du village jusqu’à la moitié du XIXème siècle. À cette époque, les mariniers de la Loire transitent par Candes avec leurs cargaisons de vins, poires tapées ou de pierre de tuffeau. Des embarcations qui naviguent alors pendant des mois jusqu’aux grands ports de Nantes ou de Saint-Nazaire. Aujourd’hui, le port de Candes est un lieu d’embarcation privilégié pour admirer le panorama à bord des bateaux traditionnels pour admirer les plus beaux paysages de la région. Ou l’on peut garder les pieds sur terre et partir à la découverte des différents artisans installés dans le village, comme l’atelier du maître-parfumeur Nicolas de Barry, bien entendu ouvert au public. Mais pour les plus actifs, difficile de passer à côté des sentiers de randonnée, dont l’historique GR3, sentier de 1200km de long suit le cours de la Loire de sa source jusqu’à son estuaire. Enfin, pour prolonger le séjour en ces terres reposantes et riches en histoires, plusieurs sites remarquables se trouvent dans un rayon de 10 km, notamment la forteresse royale de Chinon, Fontevraud L’Abbaye ou le château de Saumur. Au cœur d’un formidable triangle d’or viticole, Candes-Saint-Martin est également un bon prétexte pour explorer les caves touristiques. Autant de raison de profiter pleinement… mais toujours avec modération bien sûr !

Les gabares, ces bateaux traditionnels destinés au transport de marchandises © Adobe Stock
Les gabares, ces bateaux traditionnels destinés au transport de marchandises © Adobe Stock

 

À lire également : Ce magnifique village et sa collégiale classée à l’UNESCO compte autant d’habitants que de rosiers !

Image à la une : Candes-saint-Martin © Franck Charel

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