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Connaissez-vous ce fascinant manoir abandonné, dans un parc de 50 hectares, à une demi-heure de Paris ?

Domaine des 3 colonnes manoir
Par clementine

Un manoir abandonné, de la végétation folle, du street-art à foison… Le Domaine des trois colonnes à Angervilliers est un terrain de jeu pour les amateurs d’exploration urbaine. Paris ZigZag vous emmène à la découverte de ce lieu plus qu’insolite. 

Dans l’Essonne, au Sud de Paris, les amateurs d’Urbex (exploration urbaine) se donnent rendez-vous au Domaine des trois colonnes, un parc d’une cinquantaine d’hectares. Si une partie des anciennes bâtisses à été rénovée et accueille désormais les locaux de la mairie, une autre est en friche et attend d’être réhabilitée. Un projet de construction de plusieurs habitations semble avoir été accepté, bien que de nombreux riverains et associations se soient battus pour que le domaine soit ouvert au public et pour que les habitants puissent en profiter. Sur cette zone très étendue, la nature semble avoir repris ses droits, y compris à l’intérieur d’anciens bâtiments laissés à l’abandon au fil des années. Il reste aujourd’hui à admirer l’ancien manoir, le bâtiment principal du domaine, un château rose et quelques communs en ruine envahis de végétation. 

Un domaine à l’histoire mouvementée

L’histoire de ce domaine commence en XIVe siècle lorsque Elisabeth d’Angervilliers y fait construire un château, qui deviendra par la suite, en 1555, la propriété de la maîtresse de François Ier, Anne de Pisseleu, duchesse d’Etampes. Il changera par la suite de propriétaires, sera détruit, puis reconstruit. Entre le XVIIIe et XIXe siècle, il voit passer en ses murs des écrivains de renom comme Benjamin Constant, Madame de Staël ou encore Chateaubriand.
En 1815, le château rose, encore visible aujourd’hui, est érigé sur le domaine par Sapia de Lencia. Il faudra attendre près d’un siècle ensuite pour que le château principal, celui qui peut se découvrir aujourd’hui, soit reconstruit. Avant la seconde Guerre Mondiale, le château appartient aux époux Weisweiller, un couple de juifs qui ne sortira pas vivant de la guerre (le mari s’est suicidé à l’arrivée des nazis et la femme est décédée à Auschwitz). Acquis par la suite par Gustave Leven, ancien patron de la boisson Perrier, il se délabre et est véritablement laissé à l’abandon

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Des visites illégales

Fermé au public, le domaine reste tout de même assez facile d’accès et est bien souvent visité par les amateurs d’Urbex, qui est une pratique illégale. Ces explorateurs modernes découvrent ici de nombreux trésors. Dans le bâtiment principal, une pléthore de pièces plus ou moins grandes sont accessibles en partie. Là, des vestiges de l’architecture d’autrefois côtoient des moments de vie du présent comme du street-art ou des restes de soirées passées ici. Plafonds qui s’effondrent, parquets manquants, murs troués, mais magnifiques moulures, escalier en bois, fenêtres ouvertes… Il faut rester prudent et savoir arrêter la balade lorsque l’accès semble périlleux. Les curieux peuvent admirer un cloître, les restes du château rose, un ancien tunnel le reliant aux communs et de nombreuses ruines de bâtiments envahies par les arbres et plantes. C’est en se baladant dans le parc qu’ils découvrent d’où vient le nom du lieu, les Trois Colonnes, et une ancienne statue…

Crédit photo de une : Urbex Session



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