
Pendant quelques jours, comme chaque année, La Rochelle a accueilli le Festival de la fiction française et francophone. Sur le Vieux Port, il a réuni comédiens, réalisateurs, scénaristes, producteurs et passionnés de séries autour de dizaines de projections, rencontres et avant-premières. Et cette année, Paris Zigzag était de la partie !
Entre les séances au CGR Le Dragon, les avant-premières attendues, et les rencontres avec les équipes, on a passé plusieurs jours à découvrir les fictions qui feront parler d’elles dans les prochains mois. Alors, qu’est-ce qu’on a vu ? Qu’est-ce qui nous a marqué ? Et surtout, quelles œuvres sont reparties avec un prix ?
On a découvert les séries avant tout le monde
Ce qui est hyper appréciable au Festival de la Fiction, c’est cette sensation d’avoir un petit temps d’avance. Ici, on découvre des séries et des téléfilms plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant leur diffusion.
Le festival met en compétition des œuvres françaises dans plusieurs catégories : unitaires comédie, unitaires drama/suspense, séries de comédie, séries drama/suspense et formats de moins de 20 minutes. Une compétition francophone internationale vient compléter le programme. Pour nous, c’est donc une succession de salles obscures, de tapis rouges, de rencontres et de carnets remplis de notes. Micro à la main, on tente d’approcher les visages que l’on voit habituellement sur nos écrans.
Nos coups de coeur
« Un jour on fera l’amour », Arte
Parmi les fictions que nous avons découvertes, Un jour on fera l’amour nous a particulièrement séduits.
Cette comédie romantique suit deux jeunes gens un peu cabossés qui vont se rencontrer et voir leur quotidien bouleversé par cette histoire naissante. Une fiction sensible, drôle, rafraichissante, dans une programmation souvent dominée par les enquêtes et les faits divers.
Et visiblement, nous n’étions pas les seuls à avoir apprécié : la série réalisée par Jérôme Bonnell a remporté le Prix de la meilleure série Comédie, tandis que ses deux jeunes comédiens, Natacha Krief et Édouard Sulpice, ont chacun reçu un Prix Jeune Espoir Adami.
« Impossible », un unitaire qui nous a marqués
Autre découverte forte de cette édition : Impossible, réalisé par Emmanuel Finkiel pour Arte.
Adapté du roman d’Erri De Luca, le téléfilm nous plonge dans une histoire très complexe qu’on découvre au fur et à mesure, portée par Swann Arlaud. Pas besoin de multiplier les effets : la mise en scène, les dialogues et le jeu des comédiens suffisent à installer une vraie tension.
Le film a finalement remporté le Prix du meilleur unitaire Drama/Suspense, ainsi que le Prix Stéphane Strano du meilleur scénario pour Emmanuel Finkiel.
« Les Disparus des Argonnes », l’enquête qui nous a happés
Dans un tout autre registre, Les Disparus des Argonnes nous a plongés dans une affaire inspirée des disparitions de jeunes appelés dans les années 1980. La série suit Jocelyne Veyrades, une mère de famille qui refuse de croire à la disparition de son fils, Gilles, alors que l’armée évoque une désertion. Derrière l’enquête, la série raconte aussi le combat d’une mère face à une institution qui semble vouloir tourner la page.
Réalisée par Safy Nebbou, la fiction a remporté le Prix de la meilleure série Drama/Suspense.
Enfin, impossible de parler de la programmation sans évoquer le film On aboie en silence. Avec un scénario poignant, il aborde le sujet de la schizophrénie. Il s’inspire du livre de Gringe et de sa relation très forte avec son petit frère malade. D’ailleurs, Théo Augier, acteur remarquable tenant le premier rôle, a reçu le Prix de la meilleure interprétation masculine. La musique du téléfilm, signée Owlle, a également été récompensée.
Le palmarès 2026
Pour celles et ceux qui veulent retenir les principaux gagnants de cette 28e édition :
Meilleure série Comédie : Un jour on fera l’amour
Meilleure série Drama/Suspense : Les Disparus des Argonnes
Meilleur unitaire Drama/Suspense : Impossible
Meilleur unitaire – Comédie : Ça va bien se passer
Meilleure réalisation : Vania Leturcq pour Au sein des autres
Meilleure interprétation féminine : Sofia Essaïdi pour Au sein des autres
Meilleure interprétation masculine : Théo Augier pour On aboie en silence
Meilleur scénario : Emmanuel Finkiel pour Impossible
Meilleure musique : Owlle pour On aboie en silence
Coup de cœur du jury : Rodéo à Ker Lanneg
Meilleure série francophone internationale de plus de 20 minutes : Clash et Placée
Meilleure série francophone internationale de moins de 20 minutes : Devenir Margot
Bref, plusieurs jours bien remplis pour la rédaction de Paris Zigzag, et des contenus à binge watcher dans les prochains mois. Rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition !
Photo : Festival Fiction La Rochelle – équipe de la série La Comtesse de Monte-Cristo