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Ce célèbre photographe a immortalisé Paris et ses habitants dans de merveilleux clichés entre 1920 et 1960 !

Brassaï, Couple d'amoureux dans un petit café
Par Romane Fraysse

Il est l’un des photographes français les plus célèbres du siècle passé. D’origine hongroise, Gyula Halász, surnommé Brassaï, a immortalisé les atmosphères parisiennes de la première moitié du XXe siècle.

Il a grandi en Transylvanie

Brassaï, de son vrai nom Gyula Halász, est né le à Brassó, une ville de la Transylvanie appartenant alors au royaume de Hongrie. La famille aménage tout de même à Paris durant un an, entre 1903 et 1904, pour joindre le père Gyula Halász, rédacteur en chef et publiciste, qui enseigne la littérature à la Sorbonne. De retour dans son pays natal, Gyula Halász étudie la peinture et la sculpture à l’Université hongroise des beaux-arts de Budapest, avant de rejoindre la cavalerie austro-hongroise pour y servir durant la Première Guerre mondiale.

Portrait de Brassaï à Paris, par Emiel van Moerkerken, 1936
Portrait de Brassaï à Paris, par Emiel van Moerkerken, 1936

Il apprend le français en lisant Proust

Formé à l’Académie des beaux-arts Berlin-Charlottenburg en Allemagne, Halász commence à travailler en tant que journaliste avant de rejoindre Paris, en 1924. Il apprend alors le français de manière autodidacte en compagnie des livres, notamment en lisant les œuvres de Marcel Proust. Installé dans le quartier effervescent de Montparnasse, il rencontre aussi des écrivains comme Henry Miller, Léon-Paul Fargue et Jacques Prévert, qui l’encouragent.

Brassaï, vue de la cathédrale Notre-Dame
Brassaï, vue de la cathédrale Notre-Dame

Il est connu pour ses photos nocturnes de Paris

En recourant au noir profond de l’héliogravure, Brassaï est connu pour ses clichés du monde nocturne parisien, saisi au cours des années trente. L’artiste mêle des vues d’un Paris mystérieux et désert à d’autres images des quartiers animés de la capitale : cabarets, caves, travailleurs de nuit, imprimeurs de journaux, boulangers ou prostituées sont capturés dans leur quotidien. Tout en souhaitant révéler la poésie de ces atmosphères particulières, Brassaï rejette son affiliation au surréalisme et revendique un art qui “exprime la réalité” : “Mon ambition fut toujours de faire voir un aspect de la vie quotidienne comme si nous la découvrions pour la première fois”.

Brassaï, Le ruisseau serpente, 1931
Brassaï, Le ruisseau serpente, 1931

Son surnom rend hommage à sa ville natale

Dès 1923, Gyula Halász prend le surnom “Brassaï” en hommage à sa ville natale, puisque celui-ci signifie “de Brassó“. C’est sous ce nom qu’il commence à ses clichés, dont son premier recueil Paris de nuit, en 1932.

Il est l’un des premiers à s’intéresser au graffiti

Entre 1932 et 1960, Brassaï s’intéresse aux graffitis des rues parisiennes, et réalise une série de près de 800 photographies de ces dessins gravés sur le plâtre des murs par des anonymes. Ses clichés saisissent les lignes de manière frontale, dans une approche à la fois ethnologique, scientifique et artistique. Brassaï s’inscrit inscrit dans une période bouleversée par le surréalisme et l’art brut : s’il s’y intéresse à une époque où le graffiti suscite peu d’intérêt, il n’est toutefois pas le premier à l’avoir fait, puisque les dadaïstes ont déjà porté leur regard sur cette pratique à la décennie précédente.

Brassaï, Graffiti
Brassaï, Graffiti

À lire également : Le Paris de Brassaï, des Montparnos aux graffitis

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