Derrière le « spiderman français » se cache Alain Robert, escaladeur urbain de 58 ans, connu dans le monde entier pour avoir gravi de multiples gratte-ciels… sans protection ! C’est en effet sans cordes de sécurité ni filets que « l’homme araignée » exerce sa passion.

La Défense et Paris comme terrains de jeu

C’est à Paris qu’il commence, à partir de 1994, à escalader les immeubles. Toujours plus haut, toujours plus insolite, Alain Robert devient vite médiatisé et en profite pour faire passer des messages. Outre les nombreuses tours de la Défense qu’il a gravi à la force de ses bras et de ses jambes, telles que Ariane ou Areva, il monte la tour First en 2012, la plus haute de France, soit 231 mètres, sans être assuré.

En janvier 2020, il s’attaque à la tour Total qu’il a déjà monté à plusieurs reprises, mais cette fois, il s’en sert pour soutenir la grève contre la réforme des retraites, posant la question : « à 57 ans, je ne suis techniquement pas loin de la retraite. Et ma seule façon de gagner de l’argent, c’est de grimper. Est-ce qu’il va falloir que je continue à grimper en solitaire jusqu’à 64 ? Ou bien 67 ans ? ».

Le 31 décembre 1996, Alain Robert ne passe pas un Nouvel An comme les autres : à 23h15, le voilà au pied de la dame de fer qu’il grimpe avec des moufles sous moins 10 degrés. En 45 minutes, à minuit pile il atteint le sommet, déclarant non sans humour que « la Tour Eiffel n’est qu’une grosse échelle ! ».

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Une grande échelle… selon Alain Robert !

Mais aussi l’étranger, dont il défend les causes

La BNF, l’Obélisque de la Concorde, la Grande Arche de la Défense ou encore le Centre Georges Pompidou… Vous l’aurez compris, Paris n’a pas de secret pour l’homme araignée. Mais ce dernier a également relevé des défis à l’étranger. Ainsi, en 2011, il monte, avec une protection cette fois, la plus haute tour du monde, Burj Khalifa à Dubaï. En 6h, il aura escaladé 828 mètres. Il s’est aussi rendu en Malaisie pour arriver au sommet des tours jumelles Pétronas, à New York pour gravir l’Empire State Building ou à San Francisco pour le Golden Gate Bridge

Même à l’étranger, Alain Robert aime provoquer l’ordre établi et parfois revendiquer des causes au moyen de ses exploits. C’est ainsi qu’il escalade les 68 étages du Cheung Kong Center à Hong-Kong, et déploie, en son sommet, une banderole de paix : nous sommes alors en août 2019 et des milliers de Hongkongais manifestent pour plus de démocratie.

L’oiseau immortel

Considéré comme invalide à 66% depuis un accident et six jours de coma en 1982, Alain Robert n’a jamais arrêté de grimper. Et pourtant, ses aventures ne sont pas toujours considérées comme des exploits : il cumule plus de 80 arrestations ! Il n’a cependant  jamais été condamné par la justice et figure au livre Guinness des records. Un conseil : levez les yeux lorsque vous vous promenez à proximité d’une tour dans la Ville Lumière… Qui sait !

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