Figure majeure de l’art moderne, Paul Gauguin a fait son chemin en solitaire, en passant par l’impressionnisme et l’école de Pont-Aven, jusqu’à s’isoler sur les îles Marquises.
Il a été agent de change
Paul Gauguin aurait pu faire bien des métiers. Celui d’écrivain, en premier lieu, puisque sa grand-mère n’est autre que Flora Tristan, la célèbre femme de lettres. Né à Paris en 1848, celui-ci passe plusieurs années à Lima, sa famille ayant fui le pouvoir de Napoléon III. Revenu en France à l’âge de 7 ans, il s’engage dix ans plus tard dans la marine marchande, période durant laquelle il voyage beaucoup. Finalement, il délaisse cette activité pour une plus lucrative en devenant agent de change à la Bourse de Paris.
Il a exposé avec les impressionnistes
Après s’être rendu à la première exposition du groupe dit “impressionniste” en 1874, Paul Gauguin commence à s’intéresser tout particulièrement à la peinture et mener des réflexions sur une représentation picturale qui ne soit plus mimétique. Père de cinq enfants avec sa femme Mette, il décide de se lancer pleinement dans sa carrière d’artiste et expose d’ailleurs avec les impressionnistes dès 1879 grâce au soutien de son ami, Camille Pissarro.
Il est un représentant de l’école de Pont-Aven
Pour mener à bien ses recherches esthétiques, Paul Gauguin est en quête de paysages naturels, originels, loin de la capitale en pleine industrialisation. Celui-ci décide alors de se rendre en Bretagne dès 1886, puis en 1888. Il y rencontre le peintre Émile Bernard, avec lequel il donne naissance au cloisonnisme, une technique inspirée de l’art des vitraux médiévaux, avec des aplats de couleurs vives délimités par un cerne noir. Installé à Pont-Aven, il devient l’un des chefs de file de “l’école de Pont-Aven“, un groupe d’artistes qui deviendront les futurs nabis.
Il défend le “synthétisme”
Loin de défendre une approche presque scientifique de la peinture comme le font les néo-impressionnistes, Paul Gauguin recherche une pureté spirituelle dans son art. Sa méthode, dénommée synthétisme, prône une abstraction par laquelle la peinture se défait des formes visibles pour atteindre l’essence des choses, incarnée par des couleurs symboliques.
Il finit sa vie en Polynésie
Après une cohabitation houleuse avec Van Gogh à Arles, Gauguin décide de fuir la France pour se réfugier dans des paysages exotiques, qu’il associe à sa quête de pureté. Installé à Tahiti et de passage dans les îles Marquises, il peint sans relâche des scènes aux couleurs intenses, souvent fantasmées et inspirées de ses relations avec les femmes – souvent très jeunes – de l’île. Malade, il y décède en 1903.
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Image à la une : Paul Gauguin, Fatata te Miti, 1892 (extrait)