Quand Sade rencontre Giacometti : un expo frissonnante

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L’Institut Giacometti, rassemble le Marquis de Sade et le sculpteur Alberto Giacometti dans une exposition hautement érotique autour de la notion parfois cruelle de désir…

Dans les années 1930, Alberto Giacometti réalise des oeuvres à forte charge érotique. Cette période coïncide avec son affiliation au groupe des surréalistes en 1929. De la mouvance, Giacometti y puise la notion du rêve tout puissant, l’hégémonie de l’inconscient et du fantasme sur la réalité. Fasciné par les écrits du philosophe libertin, Alberto Giacometti crée des “objets à fonctionnement symbolique”, des instruments de plaisir intiment liés à la douleur, à l’image des écrits du Marquis de Sade

À travers sculptures, photographies d’œuvres disparues et dessins inédits, l’Institut, présente pour la première fois le lien étroit et l’influence des textes de Sade sur les oeuvres de Giacometti. Dans les carnets de l’artiste le nom du sulfureux marquis revient souvent. Des scènes de prostitutions et de voyeurismes inondent les pages d’études du sculpteur.

Les sculptures aux formes érotiques et évocatrices, symbolisent les relations sexuelles et les désirs par une représentation à la limite de l’abstraction. L’aspect phallique de la plupart des sculptures s’accompagnent de déformations cruelles, le bout arrondi d’un cylindre se termine par des pics. Des objets de plaisir qui deviennent instruments de torture. Chez Giacometti comme chez Sade, les pulsions sexuelles dégagent toujours une certaine violence.

“Cruels objets de désirs, Giacometti / Sade ” – Institut Giacometti
Jusqu’au 16 février
5, Rue Victor Schoelcher – Paris 14

Image à la Une: Robert Doisneau, Alberto Giacometti dans son atelier.

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